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27/06/2011

L'EURO: Vers une tragédie grecque

  L'Euro vit une tragédie grecque et la liste des économistes qui predit la fin de la monnaie unique s'allonge de jour en jour.
l'économiste Alain COTTA nous suggère de "sortir de l'euro ou mourir à petit feu".
Pour Jean Jacques Rosa , "L'euro est un contresens éonomique".
Des économistes comme Jacques Sapir, Christian Saint Etienne , Patrick Artus ne donnent plus cher de l'avenir de l'Euro.
LEuro n'a pas trouvé son marché optimum avec des pays européens qui n'ont pas une puissance économique équivalente.
l'économiste Robert Mundell prévenait déja au moment de l'Euro que les pays européens se sont mis en situation asymétrique. Il veut dire que l’hétérogénéité des politiques monétaires conduites avant l’euro a fait que certains pays s’adapteront moins facilement à l’euro que d’autres.
Dit autrement, il pense qu’à terme l’euro aura un impact très différent suivant les pays. Cette asymétrie conduit à penser que l’introduction de l’euro comme monnaie unique a été trop précoce. L’intégration européenne n’était pas suffisante pour éviter un “ choc asymétrique ”.
En football ,faire jouer des équipes de troisième division en ligue 1 n'a pas de sens .....

En agriculture, un sol rocailleux, pauvre et sec ne devient pas fertile parce que celui du voisin l'est. l'Europe est un microcosme qui réunit cigales,fourmis, epargnants et dépensiers


Et il ne faut pas etre un expert monetaire pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.
On peut faire un deuxième plan de sauvetage de la Grèce voire un toisième plan dans quelques mois....mais ça ne sera pas suffisant
Un cas extrême pourrait être une des formes de ce que l'economiste H.MINSKY nomme une situation "PONZI" ou le pays debiteur est obligé d'emprunter à nouveau pour rembourser une partie de la charge de la dette.
l'alourdissement de la dette et la contraction de l'activité économique : c'est le cercle vicieux qui guette La Grèce, le Portugal, L'Espagne, L'Irlande , et l'Italie...


Dévaluer l'Euro de manière conséquente est une mesure de bon sens pour sauver l'Euro, tant qu'il est tant, mais la myopie au desastre qui se prepare de nos  dirigeants européens est affligeante.

Commentaires

La dette grecque atteint 300 milliards d’euros, soit 150% du PIB du pays (200 milliards d’euros). Un ratio qui ne cesse de se dégrader, puisque l’endettement continue à se creuser, et le PIB est affecté par les plans d’austérité (-4% de croissance en 2010). « A ce niveau-là d’endettement, même avec un taux d’emprunt à 6%, la charge d’intérêt serait encore trop lourde », estime Jacques Tebeka, directeur de la multigestion diversifiée chez Edmond De Rothschild Investment Managers. Le raisonnement est simple : une dette pesant 150% du PIB, rémunérée 6% par an, représente une charge de 9% du PIB par an, soit environ un quart du budget de l’Etat grec…
Une situation "Ponzi" : un cas d'école

Écrit par : francis | 01/07/2011

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