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20.02.2012

Complémentaire santé obligatoire = Une vraie arnaque

Les complémentaires santé sont en pleine expansion dans les entreprises, depuis le 01/01/2012.

Pour les Boulangers artisans. La convention collective nationale a institué depuis le 24 Avril 2006, un régime de remboursement obligatoire complémentaire de frais de santé.

Ce dispositif conventionnel s'impose de fait et de droit aux boulangers artisans du fait de la volonté des parties signataires de confier à AG2R , l'assurance de cette garantie collective.

Comment admettre en 2012 qu'un dispositif complementaire devient obligatoire  ce qui est contraire à la déclaration universelle des droits de l'homme, aux libertés fondamentales et à la constitution

Ainsi cette institution d'assurance a fait le mort pendant des années et actuellement , elle entame des procedures contre des boulangers artisans au motif qu'ils n'ont pas payé cette cotisation.

Dans la plupart des cas , les salaries concernés auraient souscrit à un autre contat d'assurance notamment grâce à leur conjoint, ce qui est une liberté et un droit.

Nous devons engager une grande bataille pour imposer la liberté de souscrire à la complémentaire santé de son choix et non pas se faire imposer une complémentaire contre son gré et  par des tiers.

A bon entendeur salut

05.12.2011

Les Banques : un vrai château de cartes

 

Lehman Brothers est une banque d’investissement qui a fait faillite le 15 septembre 2008, suite à la crise des subprimes.

Un rapport de la justice américaine publiée en 2010, révele que depuis 2007 , Lehman Brothers a masqué son endettement en utilisant une méthode comptable le "Repo 105" qui a conduit à présenter un blian érroné.

2007, c’est l’année où Lehman Brothers a jugé que le système bancaire est un château de cartes et dans ce sens, Lehman Brothers avait établi la liste des banques les moins capables de rendre l'argent de leurs déposants. Cette liste est d'autant plus intéressante , qu'elle est limitée aux banques européennes. Peut-être y trouverez-vous votre propre banque? Les ratios (montant des prêts/montant des dépôts, qui mesurent la capacité d'une banque à financer ses prêts grâce aux dépôts de ses particuliers), sont issus d'une étude Lehman Brothers parue le 17 septembre 2007.

 

Banque Ratio prêts/dépôts  
  Northern Rock 323%  
  Swedbank 297%  
  Danske Bank 219%  
  Popular 209%  
  Commerzbank 209%  
  Dexia 207%  
  SHB 206%  
  Sabadell 185%  
  HboS 179%  
  MPS 175%  
  Bankinter 175%  
  DNB 174%  
  BCP 174%  
  UBI Banca 174%  
  Bank of Ireland 170%  
  Natixis 170%  
  Nordea 169%  
  Banco Popolare 167%  
  Bradford & Bingley 163%  
  BES 163%  
  Alliance & Leicester 157%  
  SAN 157%  
  Intesa Sanpaolo 154%  
  BPI 153%  
  SEB 148%  
  Eurobank 146%  
  AIB 144%  
  Alpha Bank 141%  
  BBVA 137%  
  Lloyds TSB 135%  
  Banesto 134%  
  Anglo Irish Bank 134%  
  BNP Paribas 133%  
  BP Milano 129%  
  RBS 129%  
  Barclays 111%  
  Standard Chartered 107%  
  Société Générale 99%  
  HSBC 97%  
  Unicredit 90%  
  Deutsche Postbank 86%  
  NBG 83%  
  Crédit Agricole 71%

 

Si cet argent avait été utlisé pour l'école, la recherche......Laissez moi rêver.

Rêvez, rêvez, mais préparez vous ! Cette liste, aussi alarmante soit-elle, n'est que le mauvais rêve qui cache le cauchemar à venir !

 

 

21.09.2011

Grenoble: Pas de télé le 20 septembre

Dans la nuit du 19 au 20 septembre à minuit. Le passage au tout numérique devrait  se faire sans incident majeur à Grenoble.

Mais à minuit , plus de télé ........

Payer une chambre dans un grand hôtel et avoir un écran blanc.......C'est un peu lèger.

La situation devrait s'améliorer le 21 septembre .......

Déja en Dordogne j'ai eu la même mésaventure ......

je dois porter la poisse à la télevision numérique

 

 

 

 

29.07.2011

Grèce: Prémices d'une catastrophe

Dans un article très sévère pour la Grèce, le Daily Mail a énuméré quelques uns de ces gaspillages ou abus fiscaux contre lesquels le gouvernement de Papandreou tente de lutter :"
1. Le métro d’Athènes est climatisé et offre des écrans plasma pour distraire les voyageurs. Et il est gratuit pour les cinq millions d’habitants de la capitale. Plus exactement, il ne l’est pas, mais comme il n’y a pas de barrière pour empêcher les usagers sans ticket de passer, rares sont les passagers qui se soucient d’acheter leur billet. C’est le contribuable européen qui a payé le métro athénien qui a coûté près de 1,7 milliard d’euros.

2. Le salaire moyen des employés de la compagnie nationale ferroviaire grecque est de 70.000 euros, ce qui englobe les ouvriers et les agents de nettoyage des trains, et qui représente le triple des employés du secteur privé grec.

3. Par ailleurs, le chiffre d’affaires annuel de cette compagnie est d’environ 90 millions d’euros, pour une masse salariale de près de 575 millions d’euros annuels, ce qui a même fait ironiser un politicien grec qui a remarqué qu’il eut mieux valu payer des taxis privés pour les déplacements des passagers.

4. En une décennie, la masse salariale du secteur public a doublé.

5. Plus de 600 professions bénéficient d’une retraite à 50 ans, avec une pension correspondant à 95% du salaire de la dernière année, en raison de leur caractère « ardu et périlleux ». Ces professions englobent les pâtissiers, les animateurs de radio, les coiffeurs et les masseurs des bains turcs.

6. Les déclarations d’impôts sont rédigées par les contribuables eux-mêmes, et sont rarement vérifiées. Ainsi, seuls 5000 personnes sur un pays de 12 millions d’habitants admettent gagner plus de 100.000 euros annuels. Or, plus de 60.000 foyers grecs détiennent pour plus de 1 million d’euros d’investissements, sans parler des montants investis à l’étranger. Beaucoup de contribuables grecs affirment ne gagner que 12.000 euros annuels, même lorsqu’ils possèdent des bateaux, des résidences secondaires sur des îles grecques et des propriétés à l’étranger.

7. Lorsque le percepteur s’en agace, ils lui remettent une « fakelaki », une enveloppe contenant des espèces. Il existe même une sorte de tarif informel qui vont jusqu’à 10.000 euros pour les foyers les plus riches (il se dit que la famille grecque moyenne paye 2.000 euros par an).

8. Les grands armateurs grecs, les plus riches de la banlieue riche de Kifissia, sont exonérés d’impôts, en raison des bénéfices qu’ils sont supposés apporter au pays. Mais les chantiers navals sont maintenant vides, seules 500 personnes restent pour entretenir les navires des compagnies maritimes déclinantes.

9. Seulement 300 résidents de la Kifissia (une banlieue riche d’Athènes) ont admis détenir une piscine. Le vrai chiffre est estimé à 20.000.

10. Au total, ces évasions fiscales coûteraient au pays la somme de 45 milliards d’euros à l’année. « Après avoir livré bataille avec la police anti-émeute, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, des milliers de manifestants campent toujours sur la place en attendant le vote des politiciens grecs de la semaine prochaine qui doit statuer sur les mesures d’austérité imposées par l’Europe. Pourtant, ces manifestants devraient retourner leur colère contre leur pays, contre ces Grecs qui se sont damnés pendant des années pour dénier à leur Etat les sommes qu’ils lui devaient. », conclut amèrement le Daily Mail". 

Ajoutez à cela l'absence de cadastre et vous avez les prémices d'une catastrophe prévue.

09.07.2011

CLASSIFICATION DES CITOYENS

                                

Nous connaissons  tous la classification énergétique des appareils électroménagers, des appartements, des voitures …. du bio pour nos aliments.

Quand est-il de nous, citoyens tranquilles, dociles, sans histoire, majorité silencieuse, responsable, respectable et sympathique ma foi.

Et bien, nous aussi à notre insu nous sommes classés :

Citoyens, Sous citoyen et Sous Sous citoyens.

Une ville dans les Hauts de seine, commençant par la lettre A et se terminant par la lettre Y.

Vous voyez ??

La ville a décidé, voici quelques années, de repenser un quartier en difficulté :

Barre HLM désuète, et non entretenue :

On a donc démoli la Barre et créé des logements et un parc.

Bien évidemment, le reste du quartier a été réaménagé (trottoirs, Jeux pour enfants…)

Le parc est devenu un terrain de football notoire, les places  sont le lieu parfois de  barbecues géants, ou  de soirées Narguilé, et les dealers sont au bout de la rue ….. Mais tout va bien Madame la Marquise.

Est-ce que les résidents du centre ville accepteraient cette situation. La réponse est Non.

Quand l’image de marque est en jeu, on soigne son fond de commerce électoral.

Il y a donc différentes catégories de citoyens qui y vivent.

Essayons notre classification des citoyens:

Classe A : Attention maximale, aucune nuisance pour leur cadre de vie.

Classe B : Attention 1 jour/2, nuisance possible.

Classe C : Attention minimale, nuisance certaine….On verra bien.

Classe D : Aucune attention, nuisance totale…..On s’en fout.

Mesdames et Messieurs les élus, cet exemple reflète bien votre approche citoyenne.

De grâce, arrêtez d’amalgamer mixité sociale et citoyenneté.

En 2012, n’oubliez pas : 1 voix qu’elle soit de la classe D ou A aura la même valeur.

A bon entendeur, Salut.

 

 

27.06.2011

L'EURO: Vers une tragédie grecque

  L'Euro vit une tragédie grecque et la liste des économistes qui predit la fin de la monnaie unique s'allonge de jour en jour.
l'économiste Alain COTTA nous suggère de "sortir de l'euro ou mourir à petit feu".
Pour Jean Jacques Rosa , "L'euro est un contresens éonomique".
Des économistes comme Jacques Sapir, Christian Saint Etienne , Patrick Artus ne donnent plus cher de l'avenir de l'Euro.
LEuro n'a pas trouvé son marché optimum avec des pays européens qui n'ont pas une puissance économique équivalente.
l'économiste Robert Mundell prévenait déja au moment de l'Euro que les pays européens se sont mis en situation asymétrique. Il veut dire que l’hétérogénéité des politiques monétaires conduites avant l’euro a fait que certains pays s’adapteront moins facilement à l’euro que d’autres.
Dit autrement, il pense qu’à terme l’euro aura un impact très différent suivant les pays. Cette asymétrie conduit à penser que l’introduction de l’euro comme monnaie unique a été trop précoce. L’intégration européenne n’était pas suffisante pour éviter un “ choc asymétrique ”.
En football ,faire jouer des équipes de troisième division en ligue 1 n'a pas de sens .....

En agriculture, un sol rocailleux, pauvre et sec ne devient pas fertile parce que celui du voisin l'est. l'Europe est un microcosme qui réunit cigales,fourmis, epargnants et dépensiers


Et il ne faut pas etre un expert monetaire pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.
On peut faire un deuxième plan de sauvetage de la Grèce voire un toisième plan dans quelques mois....mais ça ne sera pas suffisant
Un cas extrême pourrait être une des formes de ce que l'economiste H.MINSKY nomme une situation "PONZI" ou le pays debiteur est obligé d'emprunter à nouveau pour rembourser une partie de la charge de la dette.
l'alourdissement de la dette et la contraction de l'activité économique : c'est le cercle vicieux qui guette La Grèce, le Portugal, L'Espagne, L'Irlande , et l'Italie...


Dévaluer l'Euro de manière conséquente est une mesure de bon sens pour sauver l'Euro, tant qu'il est tant, mais la myopie au desastre qui se prepare de nos  dirigeants européens est affligeante.

27.01.2011

G20 : Beaucoup de Youyous mais pas assez de couscous

Est il permis de faire des youyous qui correspondent à des cris d’allégresse que les femmes tunisiennes lancent le jour du mariage, à l’ouverture de la réunion du G20.

En commentant ce genre de messes, ma grand-mère aurait dit :

« Beaucoup de youyous mais pas assez de couscous ».

La régulation du marché des matières premières (y compris les denrées alimentaires) semble être une des thématiques retenues par le président Sarkozy.

La Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Libye et l’Egypte qui forment 2% de la population mondiale, consomment 6% de la consommation mondiale de céréales.

La consommation des céréales a augmenté de 24% en Afrique du Nord sur la période 2004-2010 alors qu’elle n’a augmenté que de 9% en moyenne dans le monde.

Certains spécialistes pensent qu’un coup de chaud sur les prix agricoles et les régimes politiques de ces pays tomberont comme un château de cartes.

Mais les questions qui s’imposent :

Quel rôle peut rejouer la CNUCED (Conférence des Nations Unis sur le Commerce et le Développement)

La CNUCED peut-elle ressusciter ?

Dans le même esprit : Quel rôle peut rejouer la FAO (l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture).

L’objectif de la FAO n’était pas « d’aider à construire un monde libéré de la faim » et sa devise :

« FIAT PANIS » ce qui signifie « qu’il y ait du pain pour tous ».

La réforme de la gouvernance mondiale est un vaste chantier mais comme aurait dit ma grand-mère :

« Beaucoup de youyous mais pas assez de couscous »

A bon entendeur salut

 

14.01.2011

Tunisie: la fin d'un régime

L’injustice, les atteintes à la dignité du citoyen, le népotisme, le clanisme, le développement de la corruption, et l’enrichissement illicite d’un quarteron de sangsues qui se croient au dessus des lois.

Voici le tableau de la Tunisie de 2011.

Les institutions républicaines ont été dévoyées au service du culte de la personnalité.

La justice est réduite à une succursale politique qui lui dicte des injonctions.

Les juges intègres qui résistent sont marginalisés.

La police politique terrorise les voix pacifiques qui tentent d’alerter sur cette dérive.

Même la constitution modifiée est discriminatoire au sens des conventions internationales et à la constitution.

L’article 40 dit :

« Peut se porter candidat à la Présidence de la République tout Tunisien, jouissant exclusivement de la nationalité tunisienne, de père, de mère, de grands-pères paternel et maternel tunisiens, demeurés tous de nationalité tunisienne sans discontinuité ».

L’article 40 aurait dû s’écrire :

« Peut se porter candidat à la Présidence de la République tout Tunisien, né  de père ou de mère de nationalité tunisienne ».

Le pouvoir  en place va tenter de sauver les meubles, mais la fracture est grande et le changement ne peut s’opérer qu’avec  des têtes nouvelles.

Les dirigeants tunisiens doivent avoir conscience que la politique à la manière des années 1970 :

C’est fini.

A bon entendeur salut

 

24.11.2010

LE DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE DE 1974 A 2010

Le discours de politique générale est un exercice fastidieux et obligé pour un Premier Ministre.

Il doit informer le parlement du choix de la méthode sans tomber dans le piège du « catalogue de la redoute » des mesures.

Le discours de politique générale est une tradition qui imprime le style et trace le sillon de la législature.

Georges Pompidou a raté son discours de politique générale en tant que Premier Ministre en 1962.

Le Président Georges Pompidou n’a pas apprécié le discours de son Premier Ministre Jacques Chaban Delmas en 1969 qui annonçait « une nouvelle société, prospère, jeune, généreuse et libérée ».

En 1972 Pierre Messmer a retenu la leçon en faisant un discours terne et insipide.

Dans cet exercice, la personnalité du Premier Ministre s’illustre même si cela est difficile face à un Président omniprésent :

Cette tache est d’après Jacques Chirac en 1974 est une

« Tache exaltante, tache difficile »

Dans son discours de 1974, Jacques CHIRAC dit

«  L’indépendance nationale restera l’objectif intangible de notre politique », mais là où Jacques CHIRAC étonne quand dans le même discours, il fait l’éloge du plan, je cite :

« La finalité profonde du Plan sera de rendre les Français plus heureux »

 

Il considère aussi que la réduction du temps de travail, et l’abaissement de l’âge de la retraite sont souhaitables, je cite :

« L’aménagement des loisirs et des vacances sera l’un des problèmes majeurs des dix prochaines années.

C’est un domaine ou nous devrons réduire les inégalités qui résultent des disparités de revenus et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour répondre aux besoins nouveaux qu’entraîneront la réduction souhaitable de la durée du travail et l’abaissement progressif de l’âge de la retraite. »

 

En 1976 Raymond Barre est le nouveau Premier Ministre.

Le professeur Barre rappelle dans son discours les paroles prononcées par Georges Pompidou, alors Premier Ministre le 15 Avril 1966 :

« La lettre et l’esprit de la constitution de 1958, disait Pompidou, veulent que le Gouvernement soit entièrement libre de demander ou non un vote de confiance……….. »

Ainsi Raymond BARRE n’engage la responsabilité du Gouvernement que sur le projet de loi de Finances rectificative pour 1976.

Raymond BARRE fait l’éloge de l’entreprise et surtout de l’esprit d’entreprise, je cite

«  Dans une société industrielle moderne, l’entreprise ne saurait vivre dans un état de dépendance à l’égard de l’Etat.

L’esprit d’entreprise, c’est précisément celui qui conduit à l’émancipation et non pas à l’assistance. Il est indispensable à notre pays. C’est lui qui doit, notamment, permettre le renforcement de la capacité de notre économie à offrir des emplois stables et nombreux, mais il est clair que l’esprit d’entreprise ne peut se déployer si la liberté des chefs d’entreprise est trop limitée et si les résultats financiers des entreprises sont insuffisants »

 

Raymond BARRE rappelle :

« L’Etat est le garant de l’intérêt général, c’est à lui qu’il appartient de décider en dernier ressort »

 

Pierre Mauroy succède à Raymond Barre comme Premier Ministre en 1981.

La victoire de la gauche est éclatante, Pierre Mauroy définit la nouvelle donne, je cite :

« Notre pays est aujourd'hui engagé dans une nouvelle phase de mutations industrielles et technologiques. Les dures lois de la concurrence et de la productivité s'imposent à une économie ouverte qui s'insère dans la mondialisation des échanges. A nous de dominer le progrès, de dominer la machine. A nous de les mettre enfin au service de l'homme. A nous "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel". »

« Mesdames et messieurs, en élisant François Mitterrand les Françaises et les Français ont choisi de substituer à une société dure aux plus démunis une société juste et équitable. Mais pour donner plus aux uns, il faut donner moins aux autres.

Il n'y aura pas de miracle. Il n'existe pas de cagnotte où prélever les revenus versés aux uns sans toucher à ceux des autres. »

« Il n'est pas de politique nouvelle possible sans un contrôle effectif du crédit. C'est pourquoi le Gouvernement déposera en priorité dès l'automne un projet de loi relatif à la nationalisation du crédit.

La nécessité de la nationalisation du crédit est apparue très tôt dans la vie politique française. Elle a reçu une concrétisation partielle avec la démocratisation de la Banque de France sous le gouvernement du Front populaire en 1936, puis en 1945 avec la nationalisation de l'institut d'émission et de quatre grandes banques de dépôt opérée par le gouvernement d'union nationale dirigé par le général de Gaulle. La nationalisation, longtemps envisagée, des banques d'affaires fut alors contrariée par la pression des forces conservatrices.

Eh bien ! Cette grande réforme, nous entendons aujourd'hui la parachever. Il convient donc, dans le prolongement des lois de 1936 et de 1945, de nationaliser le secteur bancaire.

Ainsi, le Gouvernement se dotera des moyens de mettre en œuvre une politique du crédit rénovée et orientée vers l'amélioration du service rendu aux utilisateurs et à l'économie »

 

En 1984, Laurent Fabius succède à Pierre Mauroy.

« Moderniser et rassembler : telles sont les priorités du gouvernement que je conduis. » disait Laurent Fabius.

Laurent Fabius définit sa politique, je cite :

« Alors, moderniser, pourquoi ? Par goût du neuf, par souci de la mode ? Evidemment non: moderniser pour livrer la bataille de l'emploi. Le chômage, nous le connaissons tous, nous le vivons dans nos communes, dans nos circonscriptions. C'est un crève-cœur et un cancer. »

Il dira aussi :

« Ma démarche est celle-ci : toute amélioration réelle de l'emploi passe par une certaine croissance; toute croissance durable suppose un appareil de production solide, capable d'exporter et de défendre ses positions sur le marché intérieur; tout appareil de production solide requiert d'être moderne pour soutenir la concurrence. »

La cuvée Fabius 1984 est plus moderne que celle de 2007.

 

En 1986 Jacques Chirac succède à Laurent Fabius, c’est la première cohabitation en France.

Cette cohabitation est définie par une citation célèbre de Mitterrand :

« La Constitution, rien que la constitution, toute la constitution ».

Dans son discours de politique générale Jacques Chirac pointe le « mouvement d’espérance »

« Car les Français ne se résignent pas. Beaumarchais a bien exprimé cette faculté de nos compatriotes à se ressaisir devant l’obstacle, faculté qui fait sans doute le trait le plus attachant du génie français : La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre. Oui, malgré ses épreuves, la France vit aujourd'hui un grand moment d'espérance.

Les Français attendent, ils espèrent un changement. Notre devoir est de répondre à cet espoir. »

 

 

En 1988 François Mitterrand est réélu Président de la République et il nomme Michel Rocard Premier Ministre.

Dans son discours du 29 juin 1988, Michel Rocard rappelle sa détermination à approfondir «  la démocratie de tous le jours », « à réconcilier urbanité et urbanisme », à créer le RMI (Revenu Minimum d’Insertion).

« La solidarité n'est pas la bonne conscience de la modernisation, elle est la condition de sa réussite. Parce qu'elle donne tout son sens au respect de l'autre, au respect de la dignité humaine. »

« Si une gestion rigoureuse de l'économie s'impose, c'est qu'il n'y a pas de trésor caché. Ni à gauche dans la relance. Ni à droite dans la déréglementation. Le respect de la contrainte extérieure n'est pas une simple exigence financière, c'est une condition de notre indépendance. La maîtrise des dépenses publiques et sociales s'impose car tout alourdissement de la dette publique se paye un jour par une limitation de notre taux de croissance. »

 

 

En 1991 Edith CRESSON succède à Michel Rocard, c’est la première femme Premier Ministre en France

Edith Cresson définit sa politique :

« Etre vertueux, puisque tel est le vocabulaire, n'interdit pas d'être audacieux. Sur un franc fort, nous construirons une France forte.

Tel est le problème; tel est mon projet : utiliser toutes les marges de manœuvre pour rétablir la situation de l'emploi ; et les utiliser pleinement, car, comme l'a rappelé le Président de la République : "d'ici peu, nous n'aurons d'autre protection que notre talent, notre capacité créatrice et notre volonté. Il n'y a pas de temps à perdre pour muscler davantage notre économie et porter les industries au plus haut, tout en préservant nos équilibres financiers". »

« Pour agir, nous organisons. C'est le sens de la création d'un grand Ministère chargé à la fois notamment de l'Economie, des Finances, de l'Industrie et du Commerce extérieur. Cette nouvelle structure, mariant culture industrielle et culture financière, doit renforcer l'efficacité de notre dispositif public. »

 

 

En 1992 Pierre BEREGOVOY succède à Edith Cresson.

Les élections régionales et cantonales ont été un échec pour le parti socialiste.

Pierre Bérégovoy définit son équipe gouvernementale:

« Mesdames et messieurs les députés, ce Gouvernement est resserré, c'est vrai. Le " dernier carré ", ai-je entendu, les " fidèles du Président de la République ". Faudrait-il en rougir ? Nous sommes fidèles. En effet, à la personne et à l'action du chef de l'Etat, et nous ne sommes pas les seuls: aux moments décisifs, en 1981 et en 1988, les Français, eux aussi. Ont été fidèles à François Mitterrand. »

« Attendons donc calmement le verdict des urnes de 1993. Je ne gouvernerai pas avec l'obsession du prochain scrutin. Je chercherai, non par la démagogie, mais par l'action, à restaurer la confiance et à renouer avec l'espérance. Je gouvernerai, mesdames et messieurs les députés, pour la France et les Français. »

 

 

Mais en 1993 les français élisent une majorité de droite et Edouard Balladur succède à Pierre Bérégovoy. C’est la seconde cohabitation.

Edouard Balladur définit sa feuille de route :

« Telle est la mission qui nous est impartie : orienter la France vers le renouveau. Mais ce n'est pas tout et notre conception de la République nous impose des devoirs : celui de pratiquer la tolérance et le respect d'autrui; celui de rester ouverts aux autres, attentifs aux .propositions, d'où qu'elles viennent; celui en somme de rassembler tous les Français.

Renouveau, tolérance, rassemblement, tels sont les principes de l'action du Gouvernement. »

Sa maxime est celle de Marc-Aurèle : "l'obstacle est matière à action".

 

 

Mais en 1995 Jacques Chirac est élu Président de la République sur la thématique de la fracture sociale et il nomme Alain Juppé Premier Ministre.

Dans son discours de politique générale, Alain Juppé en appelle au « renouveau du pacte républicain », je cite :

« L'espérance d'un nouveau pacte républicain qui donne à chacun d'entre nous, au sein de la Communauté nationale, sa place de citoyen à part entière. Le cours naturel des choses ne va pas toujours dans ce sens. Il favorise trop souvent les puissants et brime les petits. »

« Oui, Monsieur Le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, nous nous lançons à nous-mêmes ce défi : c'est sur notre capacité à provoquer en France un profond et durable mouvement de création d'emplois que nous demanderons, le moment venu, à être jugés.

Cette bataille pour l'emploi, nous la mènerons sur tous les fronts. Il nous faudra à la fois :

- remettre en marche le moteur de l'intégration sociale,

- libérer les forces vives du pays,

- réformer notre système d'éducation et de formation,

- moderniser l'État,

- impliquer davantage l'Union européenne dans la bataille pour l'emploi,

- construire enfin une France plus forte, capable de retrouver l'esprit de conquête pour mieux défendre ses intérêts dans le monde. »

 

 

Mais à la suite des élections provoquées par le Président de la République en juin 1997, les français donnent une majorité de gauche à l’assemblée.

Lionel Jospin succède à Alain Juppé, c’est la troisième cohabitation dans l’histoire de la cinquième République

Lionel Jospin prononce son discours de politique générale le 19 juin 1997.

Dans ce discours, Il définit les exigences :

« Assurément, les Français ont tenu à rejeter sans ambiguïté une pratique dépassée du pouvoir. Ils ont aussi exprimé un choix, porteur d'espoir, mais pétri d'exigences.

Exigence de respect, à commencer par celui de la parole donnée. Les engagements pris devant le peuple français durant la campagne seront honorés.

Exigence d'efficacité. Progressive, maîtrisée, inscrite dans la durée, la méthode de travail que j'ai assignée à mon gouvernement est à mes yeux essentiels, parce qu'elle conditionne l'efficacité de son action.

Exigence de compréhension. Notre attitude à l'égard des Françaises et des Français doit être celle du dialogue continu, de l'attention scrupuleuse, de la disponibilité constante.

Exigence de changement, enfin. La nouvelle majorité a été choisie par les Français parce qu'elle leur paraissait la mieux à même d'incarner non "le changement" en général, mais un changement précis, dont il importe de tracer le mouvement. » et il propose un «  pacte républicain et un pacte de développement et de solidarité »

Il définit son rôle selon la constitution :

« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Telles sont les prescriptions claires et précises de la Constitution. Elles seront mises en œuvre. »

 

Le 21 Avril 2002 est marqué par un séisme politique, le candidat de l’extrême droite est présent au second tour de l’élection présidentielle.

Lionel Jospin est éliminé au premier tour.

Jacques Chirac est réélu Président de la République.

Il nomme Jean pierre Raffarin Premier Ministre qui succède à Lionel Jospin.

Dans son discours de politique générale, Jean Pierre Raffarin définit son chemin :

« Dans cette situation, notre route est droite mais la pente est forte. Une phrase du rapport de l’audit de la situation des finances publiques que m’ont remis Messieurs Bonnet et Nasse, trace la ligne du courage : “ des réformes de fond sont nécessaires, la simple recherche d’économies sans modifications de l’organisation et des structures n’est plus à la dimension du problème ” ».

Il définit ses rapports avec les autres :

« Le principe d’humanité ” qui m’anime laisse toujours une place à l’autre, à l’avis contraire. Cette démarche s’oppose à celle des certitudes faciles qui conduisent à des décisions fragiles. Notre pays attend des décisions éclairées mais des décisions fermes. C’est ensemble que nous construirons ces décisions. Le Parlement est en effet le cœur de notre démocratie, le lieu où tous les Français se sentent représentés, le lieu où est pensé et défendu l’intérêt général.

Avec cette conviction, mon gouvernement rendra compte de son action au Parlement, proposera les initiatives nécessaires pour que les objectifs soient tenus et s’engagera chaque année sur la réalisation de ses objectifs ».

Vaste programme comme dirait le Général De Gaulle.

 

 

En 2005 Dominique De Villepin succède à Jean Pierre Raffarin et il va s’entourer comme pour le gouvernement Bérégovoy du dernier carré des fidèles à Jacques Chirac avec quelques amertumes pour certains comme François Fillon

Le 8 juin 2005 Dominique De Villepin prononce son discours de politique générale. Après l’hommage au Président de la République et à son prédécesseur.

Il dit :

« La mondialisation n’est pas un idéal, elle ne peut pas être notre destin. Ils attendent de nous que nous affirmions nos valeurs. Notre vision héritée de 1789 a sa grandeur et sa vérité. Oui, la France veut rester une conscience vivante. Oui, la France veut être aux avant-postes. Oui, la France veut se tourner résolument vers l’avenir ».

"Nous devons aller plus loin dans l’initiative, plus loin dans la solidarité."

 

Et il ajoute :

« Notre premier devoir est de regarder la réalité en face. La vérité, c’est que nous sommes confrontés à une situation difficile. Alors que le monde connaît des changements sans précédent, l’Europe se divise et la France tarde à s’adapter ».

Il évoque ensuite que sa première bataille sera d’aller chercher les emplois là ou ils se trouvent………..

 

 

Mais Jacques Chirac ne se représente pas à l’élection présidentielle et c’est Nicolas Sarkozy qui est élu Président de la République en 2007.

Il nomme un fidèle à lui : François Fillon Premier Ministre.

François Fillon prononce son discours de politique générale le 3 juillet 2007.

François Fillon dit :

« En démocratie, le succès des uns ne signifie pas le déni des autres. Chaque Français doit être respecté dans ses convictions et ses votes ».

Puis avec un emploi du « je » au lieu du « nous » et pour exister face à un Président omniprésent, il dit :

« Je vous dois la vérité car elle est au cœur de la rupture ».

« Nous n’avons pas réussi, faute d’avoir osé rompre avec ce cercle vicieux qui consiste à travailler de moins en moins et à s’endetter de plus en plus afin de combler l’écart croissant entre nos capacités de production et nos ambitions redistributives qui n’ont cessé de s’élargir.

Nous n’avons pas réussi, faute d’aller au bout des réformes. Par appréhension politique, par hésitation intellectuelle.

Ces atermoiements ont provoqué un divorce entre les pouvoirs et les citoyens. Il a été sanctionné par une instabilité électorale et gouvernementale unique en Europe qui fut préjudiciable à toute continuité politique ».

Dans la bataille des citations, il fait référence au Général de Gaulle qui disait :

« Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable »

Et sur la modernisation de la vie démocratique, il s’interroge :

« Nous rechercherons ensemble comment mieux assurer la représentation de la diversité politique de la société française sans mettre en péril le principal atout de la cinquième république : des majorités nettes et stables pour agir.

Faut-il faire élire quelques députés au scrutin proportionnel ?

Faut-il renforcer le rôle du Sénat en lui ajoutant cette mission de représentation de la diversité ?

Aucun sujet ne doit être tabou si nous souhaitons sincèrement aboutir à un consensus sur la modernisation de notre démocratie.

Enfin nous devrons engager, comme le demande le conseil constitutionnel, une révision de la carte des circonscriptions législatives ».

Les mauvaises langues ont baptisé le discours de François Fillon de SARKOZERIE.

 

Novembre 2010, Borloo croit à sa nomination comme Premier Ministre mais c’est François Fillon qui est reconduit à son poste.

Le 24 Novembre 2010, François Fillon prononce son discours de politique générale.

Il dresse le bilan de l’action de son premier gouvernement et nous rappelle :

« Il ne s’agit pas d’improviser un chemin insolite. Il ne s’agit pas non plus de vous détailler l’agenda des dix-huit mois. Il s’agit de tenir ensemble un cap ! « On ne va pas au vrai par une route oblique », écrivait Victor HUGO.

Une raffarinade diront certains, car Jean pierre Raffarin s’est illustré avec sa fameuse phrase :

« Notre route est droite mais la pente est forte ».

Pour entamer ensuite la thématique de la modernité à la manière d’un Laurent Fabius en 1984.

Il rappelle :

« Quand on sert l’intérêt général, on ne s’excuse pas de son courage. Et quand on sert l’intérêt général, l’impopularité d’un jour peut devenir l’estime du lendemain. »

Pour la symbolique, le mot rigueur est enfin lâché, la crise n’est pas finie.

« Avec une dette de 1 600 milliards d’euros, la France ne dispose pas de trésor caché pour se dispenser de ses efforts. »

Le trésor caché, voici  un clin d’œil à Michel Rocard qui dans son discours de 1988 disait :

« Si une gestion rigoureuse de l'économie s'impose, c'est qu'il n'y a pas de trésor caché. Ni à gauche dans la relance. Ni à droite dans la déréglementation ».

Dans le chapitre des promesses, François Fillon dit :

 

« Tous ceux qui multiplient les promesses sont condamnés à les renier. Et j’invite l’opposition à méditer l’avertissement de Charles PÉGUY quand il disait : « Le triomphe de la démagogie est passager mais les ruines sont éternelles » Pour tout dire, ceux qui sèment des illusions récolteront des désillusions. »

« La gestion rigoureuse de la dépense publique, c’est la seconde condition de la croissance. Nous avons tracé, avec le programme de stabilité et la loi de Programmation des finances publiques que vous avez votée, la ligne de cet effort de redressement. Alors que le déficit atteint 7,7 % du PIB en 2010, nous reviendrons à 6 % en 2011, à 4,6 % en 2012, à 3 % en 2013 et à 2 % en 2014. Cette trajectoire vertueuse exige une mobilisation sans faille ! Une mobilisation de l'Etat, bien sûr, mais aussi une mobilisation des régimes sociaux et des collectivités territoriales. »

« Les temps changent, les générations passent, mais dans ce Palais Bourbon, une voix persiste : c’est celle de l’unité de la nation. D’une nation qui s’est progressivement organisée autour de territoires, d’une langue, d’un Etat, pour devenir ce qu’est la France d’aujourd’hui : un point ardent dans la géographie du monde. Renoncer, douter, serait se parjurer devant l’Histoire. Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui avancent des idées fausses et des fausses pistes, ces mirages désastreux que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l’endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme.
Cesser d’avancer, ce serait oublier ce que nous avons fait et ce qu’il nous reste à faire. Notre marche n'est pas finie. »

« Nous devons pouvoir regarder nos concitoyens dans les yeux, parce que nous avons été fidèles à nos engagements. Nous devons les convaincre que le courage des réformes est plus protecteur que la quiétude de l'inaction. Nous devons être plus crédibles que nos détracteurs et cela exige droiture, solidité et unité. »

 "Regarder la France au fond des yeux", voici  un clin d'œil à Valéry Giscard D'ESTAING qui déclara le 16 Avril 1974:

«Je voudrais regarder la France au fond des yeux, lui dire mon message et écouter le sien» .

L'envolée lyrique, vantant la France: «un point ardent dans la géographie du monde.» est proche d'une tonalité à la Dominique DE VILLEPIN. 

Ainsi les Premiers Ministres passent mais les problèmes persistent

 

 

 

08.10.2010

Quand Kouchner apprend le droit d’ingérence à ses dépens

Notre Ministre de l’ouverture a des états d’âmes. On découvre ainsi dans la dernière livraison de la presse qu’il a été humilié par les conseillers du Président.

Notre Ministre des affaires étrangères découvre qu’il est Ministre d’un domaine réservé et qu’il est là pour faire bonne figure.

Lui le chantre du droit d’ingérence, découvre à ses dépens le sens pratique de cette formule.

« On n’a jamais vu un pays pauvre s’ingérer dans les affaires d’un pays riche » disait  Jean Pierre CHEVENEMENT.

Mais on a vu un certain Monsieur Louis de GUIRINGAUD, Ministre des affaires étrangères de la France allait dire aux chrétiens libanais qu’ils sont responsables de la guerre du Liban.

On a vu par son action le meilleur titulaire du Quai d’Orsay depuis Talleyrand : Michel Jobert.

Michel Jobert tient tête à Henry Kissinger et devient l’homme du « Non au grand large ».La médiocrité de la classe politique et son atlantisme viscéral amènent un jour Michel Jobert à saluer ses collègues par « Bonjour, les traitres ».

On a vu par son discours le 14 Février 2003 aux Nations Unis, Dominique De Villepin s'est fait applaudir, chose rare en cette prestigieuse assemblée.

 

Voyez vous les états d’âmes et l’orgueil,  Monsieur Kouchner,  c’est comme un mouchoir,  il faut savoir le plier et le mettre dans sa poche.

A bon entendeur salut.

 

 

 

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