05.12.2011
Les Banques : un vrai château de cartes
Lehman Brothers est une banque d’investissement qui a fait faillite le 15 septembre 2008, suite à la crise des subprimes.
Un rapport de la justice américaine publiée en 2010, révele que depuis 2007 , Lehman Brothers a masqué son endettement en utilisant une méthode comptable le "Repo 105" qui a conduit à présenter un blian érroné.
2007, c’est l’année où Lehman Brothers a jugé que le système bancaire est un château de cartes et dans ce sens, Lehman Brothers avait établi la liste des banques les moins capables de rendre l'argent de leurs déposants. Cette liste est d'autant plus intéressante , qu'elle est limitée aux banques européennes. Peut-être y trouverez-vous votre propre banque? Les ratios (montant des prêts/montant des dépôts, qui mesurent la capacité d'une banque à financer ses prêts grâce aux dépôts de ses particuliers), sont issus d'une étude Lehman Brothers parue le 17 septembre 2007.
| Banque | Ratio prêts/dépôts | ||||
| Northern Rock | 323% | ||||
| Swedbank | 297% | ||||
| Danske Bank | 219% | ||||
| Popular | 209% | ||||
| Commerzbank | 209% | ||||
| Dexia | 207% | ||||
| SHB | 206% | ||||
| Sabadell | 185% | ||||
| HboS | 179% | ||||
| MPS | 175% | ||||
| Bankinter | 175% | ||||
| DNB | 174% | ||||
| BCP | 174% | ||||
| UBI Banca | 174% | ||||
| Bank of Ireland | 170% | ||||
| Natixis | 170% | ||||
| Nordea | 169% | ||||
| Banco Popolare | 167% | ||||
| Bradford & Bingley | 163% | ||||
| BES | 163% | ||||
| Alliance & Leicester | 157% | ||||
| SAN | 157% | ||||
| Intesa Sanpaolo | 154% | ||||
| BPI | 153% | ||||
| SEB | 148% | ||||
| Eurobank | 146% | ||||
| AIB | 144% | ||||
| Alpha Bank | 141% | ||||
| BBVA | 137% | ||||
| Lloyds TSB | 135% | ||||
| Banesto | 134% | ||||
| Anglo Irish Bank | 134% | ||||
| BNP Paribas | 133% | ||||
| BP Milano | 129% | ||||
| RBS | 129% | ||||
| Barclays | 111% | ||||
| Standard Chartered | 107% | ||||
| Société Générale | 99% | ||||
| HSBC | 97% | ||||
| Unicredit | 90% | ||||
| Deutsche Postbank | 86% | ||||
| NBG | 83% | ||||
| Crédit Agricole | 71% | ||||
Si cet argent avait été utlisé pour l'école, la recherche......Laissez moi rêver.
Rêvez, rêvez, mais préparez vous ! Cette liste, aussi alarmante soit-elle, n'est que le mauvais rêve qui cache le cauchemar à venir !
23:01 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, crise, aaa, ratio, endettement, lehman, brothers
11.10.2008
Sortir de la crise
La crise actuelle a montré que le système bancaire n’est pas à l’abri de l’instabilité.
Le choix d’un niveau de fonds propre est primordial dans la gestion bancaire.
Les fonds propres ont 3 fonctions :
1) Financer les investissements
2) Couvrir les pertes prévues et imprévues
3) Assurer la confiance des déposants et des actionnaires
A cela il faudra ajouter une contrainte juridique sur l’apport minimum à la création d’une banque, et d’un point de vue macroéconomique, les fonds propres servent à éviter le risque systémique et diminuer les inégalités concurrentielles entre les Banques.
Pour cela j’estime que la réglementation prudentielle a de l’avenir devant elle.
Cette reglementation prudentielle a toujours été dénoncée par les banques comme un frein à leur croissance
La littérature bancaire est riche d’analyses dans ce sens.
Une note des perspectives du secteur bancaire publiée par la Société Générale le 12 Décembre 2007 qualifie le dispositif prudentiel de Bale II de « pétard mouillé »
L’affaire Kerviel, ce n’était pas un pétard mouillé loin de là.
Ce Tsunami bancaire va remettre en selle les principes de prudence et de rigueur.
Même dans le cas de libération d’excédents, Bâle II a prévu de plafonner leur utilisation à 10 % la première année (en 2008) et à 20 % la deuxième année. Il n’est pas non plus exclu que le régulateur demande aux banques de constituer un matelas supplémentaire de fonds propres au titre du pilier II
Nous voyons que la crise bancaire est aussi une crise de confiance.
Pour cela le législateur peut obliger les banques à mutualiser les risques par la création d’une
Banque d’Investissement des PME et PMI (BIPMEI) et les obliger à apporter les fonds nécessaires à son fonctionnement.
L’Etat fera de ce fait un coup double :
- Réapprendre aux banques à retravailler ensemble et à restaurer la confiance entre elles, et surtout à mutualiser les risques.
- Redéployer les crédits indispensables au développement des PME ET PMI.
Car chaque Banque dans ce système est un guichet de la Banque d’Investissement des PME et PMI.
Loin de jouer les Cassandre, le 30 Mai 2008, j’écrivais :
Les clignotants avertissaient le gouvernement et l’opinion, à l’époque de Giscard comme aujourd’hui que quelque chose d’inquiétant était entrain de se passer et des mesures audacieuses devraient être prises. Ce ne sont ni les serisettes (du nom du conseiller de Giscard : Jean Sérisé), ni les juppettes, et encore moins les sarkozettes qui sortiront la France du marasme dans laquelle elle se trouve.
Le 26 Août 2007, j’écrivais :
L'Etat français devrait annoncer une action de grande envergure qui peut donner un signe de grande modernisation, une espérance et un catalyseur à la stimulation de l'activité économique. Je propose à nos gouvernants d'oser la construction des autoroutes de l'information du futur. Dans le passé: on a construit des autoroutes, des hôpitaux, le réseau téléphonique, l'électricité......etc...
Construisons les autoroutes de l'info avec le TRES HAUT DEBIT. Je rappelle que le haut débit est entre 1 et 10 MBITS, le très haut débit entre 10 et 100 MBITS. Ayons l'audace d'opter pour 100 MBITS des le départ afin d'éviter les futurs bouchons des autoroutes de l'information, ou ce que les économistes appellent les goulots d'étranglement, c'est à dire le point d'un processus responsable de la limitation du processus de production Ayons l'audace de construire une architecture de la toile qui peut atteindre un jour le très haut débit à 1000 MBits Ayons l'audace de ramener le très haut débit partout en France, en appliquant le principe de péréquation c'est à dire que les zones denses payent pour les autres. D'après l'ARCEP, le gendarme des telecommunications : "c'est un chantier de plusieurs milliards digne du TGV". Faire un tour de table avec les différents opérateurs et mutualiser les investissements : c'est une politique de grands travaux digne de la tradition keynésienne pure sucre. Refaire la toile est un chantier pharaonique qui aura des conséquences bénéfiques sur tous les secteurs d'activité du pays et c'est un signe fort aux investisseurs français et étrangers. Et si on boucle cela par une politique qui réduira la fracture numérique en adoptant un grand projet de branchement des foyers modestes : l'internet à tres haut débit pour tous. Au canada, ce programme a eu un vrai succès et ils l'ont baptisé: " BRANCHEZ LES FAMILLES"
A bon entendeur salut
14:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, crise, kerviel, reglementation, prudentiel, pme, pmi



