08.08.2010
La stratégie Mitterrand au service de la reconquête de l'électorat
François Mitterrand a toujours prôné le rassemblement du camp de la gauche en premier, et à chaque veille d’une élection importante, il a toujours rappelé son souhait d’accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales.
La droite s’offusque, s’émeut, s’indigne et argumente sur le caractère anticonstitutionnel de cette démarche.
Nicolas Sarkozy tente de la même manière à rassembler son camp ébranlé par la dernière défaite électorale.
Le sujet de la nationalité est un sujet qui fait partie des fondamentaux…
La droite cassoulet comme la gauche caviar trouve un malin plaisir à utiliser l’étranger comme un punching ball.
Dans le cas de la droite, la strategie consiste à ramener au bercail , les électeurs égarés dans un vote en faveur du Front National.
Et pour ouvrir le bal, on nous annonce que l’opinion est favorable aux propositions de déchéance de la nationalité française.
Les medias nous distillent ainsi à dose homéopathique des messages courts, qui au milieu de discussions futiles, apparaissent comme la pierre philosophale et leurs sérieux supposés comme autant d’oracles.
Les leçons de morales plus pontifiantes les unes que les autres tentent ainsi d’anesthésier les citoyens et de leur enlever ainsi tout esprit critique.
Je suis de ceux qui pensent qu’il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme.
Un responsable socialiste m’a affirmé : « qu’on nous entend pas sur ce sujet car on a compris que le terrain est glissant, et que Sarkozy veut nous tendre un piège…….mais on n’est pas dupes, et on ne tombera pas dans le panneau ».
J’ai expliqué au même responsable que Mitterrand était pour l’abolition de la peine de mort alors que l’opinion était contre : c’est le courage politique de ne pas suivre le vent et d’affirmer des principes dignes du siècle des lumières.
D’ailleurs l’argument de citer la constitution de 1793, qui dans l’article 4 spécifie :
Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français.
L’article 5 dit :
L'exercice des Droits de citoyen se perd - Par la naturalisation en pays étranger - Par l'acceptation de fonctions ou faveurs émanées d'un gouvernement non populaire; - Par la condamnation à des peines infamantes ou afflictives, jusqu'à réhabilitation.
Et l’article 6 :
« L'exercice des Droits de citoyen est suspendu - Par l'état d'accusation; - Par un jugement de contumace, tant que le jugement n'est pas anéanti. »
La différence avec les propositions de la majorité sur la déchéance de la nationalité est que ces textes s’appliquent pour tous les citoyens sans distinction de races, ni de religions.
D’ailleurs à l’époque de la proposition d’HERAULT DE SECHELLES, le député MAZOYER, reputé Montagnard pourtant et que les mauvaises langues surnommeraient bien «ABBOYER », disait à l’époque :
« N’avilissons pas la dignité du nom “Français” en la prodiguant au hasard, en l’accordant sans examen à cette foule d’aventuriers qui n’est que la fange et la boue des nations ».
Voyez vous le complot de l’étranger se profile à l’horizon ………et le sujet n’est pas nouveau, puisqu’il nourrit les suspicions inscrites dans les affirmations montagnardes empreintes de xénophobie, mais si on ne prend pas garde deviennent de fait et de droit.
A bon entendeur salut
01:46 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : decheance, nationalite, besson, revolution, mitterrand, constitution, etranger, devenir, francais, sarkozy, front, national, gauche
27.04.2010
La retraite : ma proposition pour la réforme
La loi de 2003 sur les retraites stipule dans son article 1 :
" La Nation réaffirme solennellement, dans le domaine de la retraite, le choix de la répartition, au cœur du pacte social qui unit les générations".
0r ce principe n’est pas respecté dans le cas de la fonction publique puisque le système de la budgétisation fait la loi en lieu et place de la répartition, pourtant proclamé d’une manière solennelle dans la loi de 2003.
Ainsi la première reforme consiste à affirmer le choix de la répartition dans le cas de la fonction publique
La seconde reforme devrait corriger une injustice qui consiste à calculer la retraite des fonctionnaires sur les six derniers mois et celle du prive sur les 25 meilleures années.
Ma proposition est de calculer la retraite du public et du privé sur les 5 meilleures années.
Mais cela doit demander un effort aux particuliers du public comme du privé
L’employé du privé ou du public cotisera à un taux fixe de 15 %
L’employeur public ou privé cotisera à un taux de 15%
Et nous pouvons dans ces conditions maintenir une retraite pleine à 70% du salaire annuel moyen
des 5 meilleures années de travail et pour 40 ans de cotisations .
D’après Chantal Delaunay de l’IFRAP :
« L’absence de caisse par répartition dans la Fonction Publique d’Etat oblige les contribuables à verser 27 milliards d’euros (année 2004 ; ce montant augmente chaque année). En toute ignorance. Ils verseraient "seulement" 7 milliards s’il existait une caisse par répartition, semblable à celle qui fonctionne dans le secteur privé. 20 milliards seraient dégagés pour des besoins d’intérêt général : mesures pour l’emploi (baisse des charges sociales), le logement, la famille, les personnes âgées, les handicapés, etc. Les citoyens doivent demander l’instauration d’une caisse par répartition au sein de la Fonction Publique d’Etat. C’est-à-dire l’application de la loi du 21 août 2003, dans son article 1er »
Dans ce système, l’état peut dégager chaque année une enveloppe de 30 milliards pour le soutien à la création des petites et moyennes entreprises.
Le plus important en période de mutation est de ne pas être un dinosaure explique Alain de Vulpian
Le clivage idéologique est au fond secondaire car la reforme s’impose et il faut avoir l’audace de l’assumer et de la voter.
A bon entendeur salut
11:13 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : retraite, reforme, droite, gauche, repartition, budgetisation, cotisation



