29.07.2011
Grèce: Prémices d'une catastrophe
Dans un article très sévère pour la Grèce, le Daily Mail a énuméré quelques uns de ces gaspillages ou abus fiscaux contre lesquels le gouvernement de Papandreou tente de lutter :"
1. Le métro d’Athènes est climatisé et offre des écrans plasma pour distraire les voyageurs. Et il est gratuit pour les cinq millions d’habitants de la capitale. Plus exactement, il ne l’est pas, mais comme il n’y a pas de barrière pour empêcher les usagers sans ticket de passer, rares sont les passagers qui se soucient d’acheter leur billet. C’est le contribuable européen qui a payé le métro athénien qui a coûté près de 1,7 milliard d’euros.
2. Le salaire moyen des employés de la compagnie nationale ferroviaire grecque est de 70.000 euros, ce qui englobe les ouvriers et les agents de nettoyage des trains, et qui représente le triple des employés du secteur privé grec.
3. Par ailleurs, le chiffre d’affaires annuel de cette compagnie est d’environ 90 millions d’euros, pour une masse salariale de près de 575 millions d’euros annuels, ce qui a même fait ironiser un politicien grec qui a remarqué qu’il eut mieux valu payer des taxis privés pour les déplacements des passagers.
4. En une décennie, la masse salariale du secteur public a doublé.
5. Plus de 600 professions bénéficient d’une retraite à 50 ans, avec une pension correspondant à 95% du salaire de la dernière année, en raison de leur caractère « ardu et périlleux ». Ces professions englobent les pâtissiers, les animateurs de radio, les coiffeurs et les masseurs des bains turcs.
6. Les déclarations d’impôts sont rédigées par les contribuables eux-mêmes, et sont rarement vérifiées. Ainsi, seuls 5000 personnes sur un pays de 12 millions d’habitants admettent gagner plus de 100.000 euros annuels. Or, plus de 60.000 foyers grecs détiennent pour plus de 1 million d’euros d’investissements, sans parler des montants investis à l’étranger. Beaucoup de contribuables grecs affirment ne gagner que 12.000 euros annuels, même lorsqu’ils possèdent des bateaux, des résidences secondaires sur des îles grecques et des propriétés à l’étranger.
7. Lorsque le percepteur s’en agace, ils lui remettent une « fakelaki », une enveloppe contenant des espèces. Il existe même une sorte de tarif informel qui vont jusqu’à 10.000 euros pour les foyers les plus riches (il se dit que la famille grecque moyenne paye 2.000 euros par an).
8. Les grands armateurs grecs, les plus riches de la banlieue riche de Kifissia, sont exonérés d’impôts, en raison des bénéfices qu’ils sont supposés apporter au pays. Mais les chantiers navals sont maintenant vides, seules 500 personnes restent pour entretenir les navires des compagnies maritimes déclinantes.
9. Seulement 300 résidents de la Kifissia (une banlieue riche d’Athènes) ont admis détenir une piscine. Le vrai chiffre est estimé à 20.000.
10. Au total, ces évasions fiscales coûteraient au pays la somme de 45 milliards d’euros à l’année. « Après avoir livré bataille avec la police anti-émeute, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, des milliers de manifestants campent toujours sur la place en attendant le vote des politiciens grecs de la semaine prochaine qui doit statuer sur les mesures d’austérité imposées par l’Europe. Pourtant, ces manifestants devraient retourner leur colère contre leur pays, contre ces Grecs qui se sont damnés pendant des années pour dénier à leur Etat les sommes qu’ils lui devaient. », conclut amèrement le Daily Mail".
Ajoutez à cela l'absence de cadastre et vous avez les prémices d'une catastrophe prévue.
17:24 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grece, kifissia, fakelaki, impot, daily, mail
27.06.2011
L'EURO: Vers une tragédie grecque
L'Euro vit une tragédie grecque et la liste des économistes qui predit la fin de la monnaie unique s'allonge de jour en jour.
l'économiste Alain COTTA nous suggère de "sortir de l'euro ou mourir à petit feu".
Pour Jean Jacques Rosa , "L'euro est un contresens éonomique".
Des économistes comme Jacques Sapir, Christian Saint Etienne , Patrick Artus ne donnent plus cher de l'avenir de l'Euro.
LEuro n'a pas trouvé son marché optimum avec des pays européens qui n'ont pas une puissance économique équivalente.
l'économiste Robert Mundell prévenait déja au moment de l'Euro que les pays européens se sont mis en situation asymétrique. Il veut dire que l’hétérogénéité des politiques monétaires conduites avant l’euro a fait que certains pays s’adapteront moins facilement à l’euro que d’autres.
Dit autrement, il pense qu’à terme l’euro aura un impact très différent suivant les pays. Cette asymétrie conduit à penser que l’introduction de l’euro comme monnaie unique a été trop précoce. L’intégration européenne n’était pas suffisante pour éviter un “ choc asymétrique ”.
En football ,faire jouer des équipes de troisième division en ligue 1 n'a pas de sens .....
En agriculture, un sol rocailleux, pauvre et sec ne devient pas fertile parce que celui du voisin l'est. l'Europe est un microcosme qui réunit cigales,fourmis, epargnants et dépensiers
Et il ne faut pas etre un expert monetaire pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.
On peut faire un deuxième plan de sauvetage de la Grèce voire un toisième plan dans quelques mois....mais ça ne sera pas suffisant
Un cas extrême pourrait être une des formes de ce que l'economiste H.MINSKY nomme une situation "PONZI" ou le pays debiteur est obligé d'emprunter à nouveau pour rembourser une partie de la charge de la dette.
l'alourdissement de la dette et la contraction de l'activité économique : c'est le cercle vicieux qui guette La Grèce, le Portugal, L'Espagne, L'Irlande , et l'Italie...
Dévaluer l'Euro de manière conséquente est une mesure de bon sens pour sauver l'Euro, tant qu'il est tant, mais la myopie au desastre qui se prepare de nos dirigeants européens est affligeante.
17:09 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : euro, grece, ponzi, sortir, devaluer, franc, le pen, cotta, saint etienne, mourir



