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17/09/2010

Retraites : la prochaine réforme sera la bonne

En 2003 dans l’émission « 100 minutes pour convaincre », François Fillon a déclaré que sa réforme  est « la seule réforme possible ».

En 2010 dans l’émission « A vous de juger », François Fillon déclare «qu’il n’y a pas de reforme définitive, et  il qu’il faut en permanence adapter le système aux évolutions démographiques qui ne sont pas  si faciles à prévoir, aux évolutions économiques, et aux comportements des français…….. »

Ces deux affirmations m’ont conforté dans l’idée que ma grand- mère m’a toujours inculquée :

« Avec l’âge, tu comprendras mieux  ».

Je comprends qu’une réforme doit être l’occasion pour corriger les inégalités du système :

A-t-on réaffirmé  solennellement que le système de répartition est au cœur du pacte social qui unit les générations ?

Sommes-nous convaincus de l’utilité de l’unification du système Privé et Public ?

A-t-on corrigé les inégalités qui consistent à calculer la retraite des fonctionnaires sur les six derniers mois et celle du privé sur les 25 meilleures années ?

A-t-on aligné le taux de cotisation de l’employeur du public sur celle du privé ?

A-t-on aligné le taux de cotisation de l’employé du public sur celle du privé ?

A-t-on accordé à l’homme comme à la femme le bénefice de majoration de trimestres pour enfants élevés  en vue de la retraite….. ?

Pour info : Plusieurs cours d’appel avaient accordé des trimestres à des pères ayant élevé ses enfants, notamment celle de Paris (05 juin 2008, arrêt n° 06-841). La cour de cassation indique clairement qu’un père de famille peut bénéficier de la majoration sans devoir à apporter la preuve d’avoir élevé seul ses enfants, comme le soulignait un arrêt de cette même Cour de cassation de 2006. Bref, plus aucun obstacle ne s’oppose à la généralisation du dispositif à tous les pères ayant élevé un ou plusieurs enfant(s). D’autant que dans les motifs de l’arrêt, la Cour met aussi à mal la discrimination fondée sur le sexe de cette majoration, contraire au droit européen. Elle reprend ainsi l’avis rendu par la Haute autorité de lutte contre les discriminations, appelant à généraliser aux pères les droits familiaux en matière de retraite.

Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion pour donner plus de souplesse et de liberté aux futurs retraités :

A-t-on pris en compte la retraite à la carte avec un système de retraite par points, ou le montant augmente avec le montant de cotisation.

Ce principe aurait crée une liberté nouvelle : le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite.

Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion d’équilibrer les comptes :

L’argument fallacieux qui consiste à dire que :

L’augmentation des cotisations induirait une augmentation du coût du travail qui « mettrait en péril la compétitivité de notre économie, c'est-à-dire l'emploi ».

Avec 100 milliards de niches fiscales et sociales, nous avons le moyen de mettre le paquet non pas sur le travail aidé mais sur l’aide à la création des petites et moyennes entreprises qui sont les vraies créatrices d’emplois dans ce pays.

Mais  l’augmentation des cotisations sera inéluctable.

Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion d’organiser le régime des retraites complémentaires :

A-t-on pensé à généraliser le système Prefon des fonctionnaires au secteur Privé ?

La réflexion sur les sources de retraite complémentaire y compris la mise en place facultative d’un système par capitalisation doit se faire sans démagogie,   car les faits sont têtus : L’absence de fonds de pension fait perdre à la société française les fruits des ses performances puisque 45% des sociétés françaises du CAC 40 sont détenues par des fonds de pensions étrangers (Source : le Grand méchant marché de David Thesmar)

Enfin,  a-t-on raison d’affirmer ici et maintenant que la vérité sur les retraites est bonne à dire.

A bon entendeur salut

 

 

 

 

27/04/2010

La retraite : ma proposition pour la réforme

La loi de 2003 sur les retraites stipule dans son article 1 :

" La Nation réaffirme solennellement, dans le domaine de la retraite, le choix de la répartition, au cœur du pacte social qui unit les générations".

0r  ce principe n’est pas respecté dans le cas de la fonction publique puisque le système de la budgétisation fait la loi en lieu et place de la répartition, pourtant proclamé d’une manière solennelle dans la loi de 2003.

Ainsi la première reforme consiste à affirmer le choix de la répartition dans le cas de la fonction publique

La seconde reforme devrait corriger une injustice qui consiste à calculer la retraite des fonctionnaires sur les six derniers mois et celle du prive sur les 25 meilleures années.

Ma proposition est de calculer la retraite du public et du privé sur les 5 meilleures années.

 

Mais cela doit demander un effort aux particuliers du public comme du privé

L’employé du privé ou du public cotisera à un taux fixe de 15 %

L’employeur public ou privé cotisera à un taux de 15%

Et nous pouvons dans ces conditions maintenir une retraite pleine  à 70%  du salaire annuel moyen

des 5 meilleures années de travail et pour 40 ans de cotisations .

D’après Chantal Delaunay de l’IFRAP :

« L’absence de caisse par répartition dans la Fonction Publique d’Etat oblige les contribuables à verser 27 milliards d’euros (année 2004 ; ce montant augmente chaque année). En toute ignorance. Ils verseraient "seulement" 7 milliards s’il existait une caisse par répartition, semblable à celle qui fonctionne dans le secteur privé. 20 milliards seraient dégagés pour des besoins d’intérêt général : mesures pour l’emploi (baisse des charges sociales), le logement, la famille, les personnes âgées, les handicapés, etc. Les citoyens doivent demander l’instauration d’une caisse par répartition au sein de la Fonction Publique d’Etat. C’est-à-dire l’application de la loi du 21 août 2003, dans son article 1er »

 

Dans ce système, l’état peut dégager chaque année une enveloppe de 30 milliards pour le soutien à la création des petites et moyennes entreprises.

Le plus important en période de mutation est de ne pas être un dinosaure explique Alain de Vulpian

Le clivage idéologique est au fond secondaire car la reforme s’impose et il faut avoir l’audace de l’assumer et de la voter.

A bon entendeur salut