27.01.2011
G20 : Beaucoup de Youyous mais pas assez de couscous
Est il permis de faire des youyous qui correspondent à des cris d’allégresse que les femmes tunisiennes lancent le jour du mariage, à l’ouverture de la réunion du G20.
En commentant ce genre de messes, ma grand-mère aurait dit :
« Beaucoup de youyous mais pas assez de couscous ».
La régulation du marché des matières premières (y compris les denrées alimentaires) semble être une des thématiques retenues par le président Sarkozy.
La Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Libye et l’Egypte qui forment 2% de la population mondiale, consomment 6% de la consommation mondiale de céréales.
La consommation des céréales a augmenté de 24% en Afrique du Nord sur la période 2004-2010 alors qu’elle n’a augmenté que de 9% en moyenne dans le monde.
Certains spécialistes pensent qu’un coup de chaud sur les prix agricoles et les régimes politiques de ces pays tomberont comme un château de cartes.
Mais les questions qui s’imposent :
Quel rôle peut rejouer la CNUCED (Conférence des Nations Unis sur le Commerce et le Développement)
La CNUCED peut-elle ressusciter ?
Dans le même esprit : Quel rôle peut rejouer la FAO (l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture).
L’objectif de la FAO n’était pas « d’aider à construire un monde libéré de la faim » et sa devise :
« FIAT PANIS » ce qui signifie « qu’il y ait du pain pour tous ».
La réforme de la gouvernance mondiale est un vaste chantier mais comme aurait dit ma grand-mère :
« Beaucoup de youyous mais pas assez de couscous »
A bon entendeur salut
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24.11.2010
LE DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE DE 1974 A 2010
Le discours de politique générale est un exercice fastidieux et obligé pour un Premier Ministre.
Il doit informer le parlement du choix de la méthode sans tomber dans le piège du « catalogue de la redoute » des mesures.
Le discours de politique générale est une tradition qui imprime le style et trace le sillon de la législature.
Georges Pompidou a raté son discours de politique générale en tant que Premier Ministre en 1962.
Le Président Georges Pompidou n’a pas apprécié le discours de son Premier Ministre Jacques Chaban Delmas en 1969 qui annonçait « une nouvelle société, prospère, jeune, généreuse et libérée ».
En 1972 Pierre Messmer a retenu la leçon en faisant un discours terne et insipide.
Dans cet exercice, la personnalité du Premier Ministre s’illustre même si cela est difficile face à un Président omniprésent :
Cette tache est d’après Jacques Chirac en 1974 est une
« Tache exaltante, tache difficile »
Dans son discours de 1974, Jacques CHIRAC dit
« L’indépendance nationale restera l’objectif intangible de notre politique », mais là où Jacques CHIRAC étonne quand dans le même discours, il fait l’éloge du plan, je cite :
« La finalité profonde du Plan sera de rendre les Français plus heureux »
Il considère aussi que la réduction du temps de travail, et l’abaissement de l’âge de la retraite sont souhaitables, je cite :
« L’aménagement des loisirs et des vacances sera l’un des problèmes majeurs des dix prochaines années.
C’est un domaine ou nous devrons réduire les inégalités qui résultent des disparités de revenus et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour répondre aux besoins nouveaux qu’entraîneront la réduction souhaitable de la durée du travail et l’abaissement progressif de l’âge de la retraite. »
En 1976 Raymond Barre est le nouveau Premier Ministre.
Le professeur Barre rappelle dans son discours les paroles prononcées par Georges Pompidou, alors Premier Ministre le 15 Avril 1966 :
« La lettre et l’esprit de la constitution de 1958, disait Pompidou, veulent que le Gouvernement soit entièrement libre de demander ou non un vote de confiance……….. »
Ainsi Raymond BARRE n’engage la responsabilité du Gouvernement que sur le projet de loi de Finances rectificative pour 1976.
Raymond BARRE fait l’éloge de l’entreprise et surtout de l’esprit d’entreprise, je cite
« Dans une société industrielle moderne, l’entreprise ne saurait vivre dans un état de dépendance à l’égard de l’Etat.
L’esprit d’entreprise, c’est précisément celui qui conduit à l’émancipation et non pas à l’assistance. Il est indispensable à notre pays. C’est lui qui doit, notamment, permettre le renforcement de la capacité de notre économie à offrir des emplois stables et nombreux, mais il est clair que l’esprit d’entreprise ne peut se déployer si la liberté des chefs d’entreprise est trop limitée et si les résultats financiers des entreprises sont insuffisants »
Raymond BARRE rappelle :
« L’Etat est le garant de l’intérêt général, c’est à lui qu’il appartient de décider en dernier ressort »
Pierre Mauroy succède à Raymond Barre comme Premier Ministre en 1981.
La victoire de la gauche est éclatante, Pierre Mauroy définit la nouvelle donne, je cite :
« Notre pays est aujourd'hui engagé dans une nouvelle phase de mutations industrielles et technologiques. Les dures lois de la concurrence et de la productivité s'imposent à une économie ouverte qui s'insère dans la mondialisation des échanges. A nous de dominer le progrès, de dominer la machine. A nous de les mettre enfin au service de l'homme. A nous "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel". »
« Mesdames et messieurs, en élisant François Mitterrand les Françaises et les Français ont choisi de substituer à une société dure aux plus démunis une société juste et équitable. Mais pour donner plus aux uns, il faut donner moins aux autres.
Il n'y aura pas de miracle. Il n'existe pas de cagnotte où prélever les revenus versés aux uns sans toucher à ceux des autres. »
« Il n'est pas de politique nouvelle possible sans un contrôle effectif du crédit. C'est pourquoi le Gouvernement déposera en priorité dès l'automne un projet de loi relatif à la nationalisation du crédit.
La nécessité de la nationalisation du crédit est apparue très tôt dans la vie politique française. Elle a reçu une concrétisation partielle avec la démocratisation de la Banque de France sous le gouvernement du Front populaire en 1936, puis en 1945 avec la nationalisation de l'institut d'émission et de quatre grandes banques de dépôt opérée par le gouvernement d'union nationale dirigé par le général de Gaulle. La nationalisation, longtemps envisagée, des banques d'affaires fut alors contrariée par la pression des forces conservatrices.
Eh bien ! Cette grande réforme, nous entendons aujourd'hui la parachever. Il convient donc, dans le prolongement des lois de 1936 et de 1945, de nationaliser le secteur bancaire.
Ainsi, le Gouvernement se dotera des moyens de mettre en œuvre une politique du crédit rénovée et orientée vers l'amélioration du service rendu aux utilisateurs et à l'économie »
En 1984, Laurent Fabius succède à Pierre Mauroy.
« Moderniser et rassembler : telles sont les priorités du gouvernement que je conduis. » disait Laurent Fabius.
Laurent Fabius définit sa politique, je cite :
« Alors, moderniser, pourquoi ? Par goût du neuf, par souci de la mode ? Evidemment non: moderniser pour livrer la bataille de l'emploi. Le chômage, nous le connaissons tous, nous le vivons dans nos communes, dans nos circonscriptions. C'est un crève-cœur et un cancer. »
Il dira aussi :
« Ma démarche est celle-ci : toute amélioration réelle de l'emploi passe par une certaine croissance; toute croissance durable suppose un appareil de production solide, capable d'exporter et de défendre ses positions sur le marché intérieur; tout appareil de production solide requiert d'être moderne pour soutenir la concurrence. »
La cuvée Fabius 1984 est plus moderne que celle de 2007.
En 1986 Jacques Chirac succède à Laurent Fabius, c’est la première cohabitation en France.
Cette cohabitation est définie par une citation célèbre de Mitterrand :
« La Constitution, rien que la constitution, toute la constitution ».
Dans son discours de politique générale Jacques Chirac pointe le « mouvement d’espérance »
« Car les Français ne se résignent pas. Beaumarchais a bien exprimé cette faculté de nos compatriotes à se ressaisir devant l’obstacle, faculté qui fait sans doute le trait le plus attachant du génie français : La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre. Oui, malgré ses épreuves, la France vit aujourd'hui un grand moment d'espérance.
Les Français attendent, ils espèrent un changement. Notre devoir est de répondre à cet espoir. »
En 1988 François Mitterrand est réélu Président de la République et il nomme Michel Rocard Premier Ministre.
Dans son discours du 29 juin 1988, Michel Rocard rappelle sa détermination à approfondir « la démocratie de tous le jours », « à réconcilier urbanité et urbanisme », à créer le RMI (Revenu Minimum d’Insertion).
« La solidarité n'est pas la bonne conscience de la modernisation, elle est la condition de sa réussite. Parce qu'elle donne tout son sens au respect de l'autre, au respect de la dignité humaine. »
« Si une gestion rigoureuse de l'économie s'impose, c'est qu'il n'y a pas de trésor caché. Ni à gauche dans la relance. Ni à droite dans la déréglementation. Le respect de la contrainte extérieure n'est pas une simple exigence financière, c'est une condition de notre indépendance. La maîtrise des dépenses publiques et sociales s'impose car tout alourdissement de la dette publique se paye un jour par une limitation de notre taux de croissance. »
En 1991 Edith CRESSON succède à Michel Rocard, c’est la première femme Premier Ministre en France
Edith Cresson définit sa politique :
« Etre vertueux, puisque tel est le vocabulaire, n'interdit pas d'être audacieux. Sur un franc fort, nous construirons une France forte.
Tel est le problème; tel est mon projet : utiliser toutes les marges de manœuvre pour rétablir la situation de l'emploi ; et les utiliser pleinement, car, comme l'a rappelé le Président de la République : "d'ici peu, nous n'aurons d'autre protection que notre talent, notre capacité créatrice et notre volonté. Il n'y a pas de temps à perdre pour muscler davantage notre économie et porter les industries au plus haut, tout en préservant nos équilibres financiers". »
« Pour agir, nous organisons. C'est le sens de la création d'un grand Ministère chargé à la fois notamment de l'Economie, des Finances, de l'Industrie et du Commerce extérieur. Cette nouvelle structure, mariant culture industrielle et culture financière, doit renforcer l'efficacité de notre dispositif public. »
En 1992 Pierre BEREGOVOY succède à Edith Cresson.
Les élections régionales et cantonales ont été un échec pour le parti socialiste.
Pierre Bérégovoy définit son équipe gouvernementale:
« Mesdames et messieurs les députés, ce Gouvernement est resserré, c'est vrai. Le " dernier carré ", ai-je entendu, les " fidèles du Président de la République ". Faudrait-il en rougir ? Nous sommes fidèles. En effet, à la personne et à l'action du chef de l'Etat, et nous ne sommes pas les seuls: aux moments décisifs, en 1981 et en 1988, les Français, eux aussi. Ont été fidèles à François Mitterrand. »
« Attendons donc calmement le verdict des urnes de 1993. Je ne gouvernerai pas avec l'obsession du prochain scrutin. Je chercherai, non par la démagogie, mais par l'action, à restaurer la confiance et à renouer avec l'espérance. Je gouvernerai, mesdames et messieurs les députés, pour la France et les Français. »
Mais en 1993 les français élisent une majorité de droite et Edouard Balladur succède à Pierre Bérégovoy. C’est la seconde cohabitation.
Edouard Balladur définit sa feuille de route :
« Telle est la mission qui nous est impartie : orienter la France vers le renouveau. Mais ce n'est pas tout et notre conception de la République nous impose des devoirs : celui de pratiquer la tolérance et le respect d'autrui; celui de rester ouverts aux autres, attentifs aux .propositions, d'où qu'elles viennent; celui en somme de rassembler tous les Français.
Renouveau, tolérance, rassemblement, tels sont les principes de l'action du Gouvernement. »
Sa maxime est celle de Marc-Aurèle : "l'obstacle est matière à action".
Mais en 1995 Jacques Chirac est élu Président de la République sur la thématique de la fracture sociale et il nomme Alain Juppé Premier Ministre.
Dans son discours de politique générale, Alain Juppé en appelle au « renouveau du pacte républicain », je cite :
« L'espérance d'un nouveau pacte républicain qui donne à chacun d'entre nous, au sein de la Communauté nationale, sa place de citoyen à part entière. Le cours naturel des choses ne va pas toujours dans ce sens. Il favorise trop souvent les puissants et brime les petits. »
« Oui, Monsieur Le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, nous nous lançons à nous-mêmes ce défi : c'est sur notre capacité à provoquer en France un profond et durable mouvement de création d'emplois que nous demanderons, le moment venu, à être jugés.
Cette bataille pour l'emploi, nous la mènerons sur tous les fronts. Il nous faudra à la fois :
- remettre en marche le moteur de l'intégration sociale,
- libérer les forces vives du pays,
- réformer notre système d'éducation et de formation,
- moderniser l'État,
- impliquer davantage l'Union européenne dans la bataille pour l'emploi,
- construire enfin une France plus forte, capable de retrouver l'esprit de conquête pour mieux défendre ses intérêts dans le monde. »
Mais à la suite des élections provoquées par le Président de la République en juin 1997, les français donnent une majorité de gauche à l’assemblée.
Lionel Jospin succède à Alain Juppé, c’est la troisième cohabitation dans l’histoire de la cinquième République
Lionel Jospin prononce son discours de politique générale le 19 juin 1997.
Dans ce discours, Il définit les exigences :
« Assurément, les Français ont tenu à rejeter sans ambiguïté une pratique dépassée du pouvoir. Ils ont aussi exprimé un choix, porteur d'espoir, mais pétri d'exigences.
Exigence de respect, à commencer par celui de la parole donnée. Les engagements pris devant le peuple français durant la campagne seront honorés.
Exigence d'efficacité. Progressive, maîtrisée, inscrite dans la durée, la méthode de travail que j'ai assignée à mon gouvernement est à mes yeux essentiels, parce qu'elle conditionne l'efficacité de son action.
Exigence de compréhension. Notre attitude à l'égard des Françaises et des Français doit être celle du dialogue continu, de l'attention scrupuleuse, de la disponibilité constante.
Exigence de changement, enfin. La nouvelle majorité a été choisie par les Français parce qu'elle leur paraissait la mieux à même d'incarner non "le changement" en général, mais un changement précis, dont il importe de tracer le mouvement. » et il propose un « pacte républicain et un pacte de développement et de solidarité »
Il définit son rôle selon la constitution :
« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Telles sont les prescriptions claires et précises de la Constitution. Elles seront mises en œuvre. »
Le 21 Avril 2002 est marqué par un séisme politique, le candidat de l’extrême droite est présent au second tour de l’élection présidentielle.
Lionel Jospin est éliminé au premier tour.
Jacques Chirac est réélu Président de la République.
Il nomme Jean pierre Raffarin Premier Ministre qui succède à Lionel Jospin.
Dans son discours de politique générale, Jean Pierre Raffarin définit son chemin :
« Dans cette situation, notre route est droite mais la pente est forte. Une phrase du rapport de l’audit de la situation des finances publiques que m’ont remis Messieurs Bonnet et Nasse, trace la ligne du courage : “ des réformes de fond sont nécessaires, la simple recherche d’économies sans modifications de l’organisation et des structures n’est plus à la dimension du problème ” ».
Il définit ses rapports avec les autres :
« Le principe d’humanité ” qui m’anime laisse toujours une place à l’autre, à l’avis contraire. Cette démarche s’oppose à celle des certitudes faciles qui conduisent à des décisions fragiles. Notre pays attend des décisions éclairées mais des décisions fermes. C’est ensemble que nous construirons ces décisions. Le Parlement est en effet le cœur de notre démocratie, le lieu où tous les Français se sentent représentés, le lieu où est pensé et défendu l’intérêt général.
Avec cette conviction, mon gouvernement rendra compte de son action au Parlement, proposera les initiatives nécessaires pour que les objectifs soient tenus et s’engagera chaque année sur la réalisation de ses objectifs ».
Vaste programme comme dirait le Général De Gaulle.
En 2005 Dominique De Villepin succède à Jean Pierre Raffarin et il va s’entourer comme pour le gouvernement Bérégovoy du dernier carré des fidèles à Jacques Chirac avec quelques amertumes pour certains comme François Fillon
Le 8 juin 2005 Dominique De Villepin prononce son discours de politique générale. Après l’hommage au Président de la République et à son prédécesseur.
Il dit :
« La mondialisation n’est pas un idéal, elle ne peut pas être notre destin. Ils attendent de nous que nous affirmions nos valeurs. Notre vision héritée de 1789 a sa grandeur et sa vérité. Oui, la France veut rester une conscience vivante. Oui, la France veut être aux avant-postes. Oui, la France veut se tourner résolument vers l’avenir ».
"Nous devons aller plus loin dans l’initiative, plus loin dans la solidarité."
Et il ajoute :
« Notre premier devoir est de regarder la réalité en face. La vérité, c’est que nous sommes confrontés à une situation difficile. Alors que le monde connaît des changements sans précédent, l’Europe se divise et la France tarde à s’adapter ».
Il évoque ensuite que sa première bataille sera d’aller chercher les emplois là ou ils se trouvent………..
Mais Jacques Chirac ne se représente pas à l’élection présidentielle et c’est Nicolas Sarkozy qui est élu Président de la République en 2007.
Il nomme un fidèle à lui : François Fillon Premier Ministre.
François Fillon prononce son discours de politique générale le 3 juillet 2007.
François Fillon dit :
« En démocratie, le succès des uns ne signifie pas le déni des autres. Chaque Français doit être respecté dans ses convictions et ses votes ».
Puis avec un emploi du « je » au lieu du « nous » et pour exister face à un Président omniprésent, il dit :
« Je vous dois la vérité car elle est au cœur de la rupture ».
« Nous n’avons pas réussi, faute d’avoir osé rompre avec ce cercle vicieux qui consiste à travailler de moins en moins et à s’endetter de plus en plus afin de combler l’écart croissant entre nos capacités de production et nos ambitions redistributives qui n’ont cessé de s’élargir.
Nous n’avons pas réussi, faute d’aller au bout des réformes. Par appréhension politique, par hésitation intellectuelle.
Ces atermoiements ont provoqué un divorce entre les pouvoirs et les citoyens. Il a été sanctionné par une instabilité électorale et gouvernementale unique en Europe qui fut préjudiciable à toute continuité politique ».
Dans la bataille des citations, il fait référence au Général de Gaulle qui disait :
« Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable »
Et sur la modernisation de la vie démocratique, il s’interroge :
« Nous rechercherons ensemble comment mieux assurer la représentation de la diversité politique de la société française sans mettre en péril le principal atout de la cinquième république : des majorités nettes et stables pour agir.
Faut-il faire élire quelques députés au scrutin proportionnel ?
Faut-il renforcer le rôle du Sénat en lui ajoutant cette mission de représentation de la diversité ?
Aucun sujet ne doit être tabou si nous souhaitons sincèrement aboutir à un consensus sur la modernisation de notre démocratie.
Enfin nous devrons engager, comme le demande le conseil constitutionnel, une révision de la carte des circonscriptions législatives ».
Les mauvaises langues ont baptisé le discours de François Fillon de SARKOZERIE.
Novembre 2010, Borloo croit à sa nomination comme Premier Ministre mais c’est François Fillon qui est reconduit à son poste.
Le 24 Novembre 2010, François Fillon prononce son discours de politique générale.
Il dresse le bilan de l’action de son premier gouvernement et nous rappelle :
« Il ne s’agit pas d’improviser un chemin insolite. Il ne s’agit pas non plus de vous détailler l’agenda des dix-huit mois. Il s’agit de tenir ensemble un cap ! « On ne va pas au vrai par une route oblique », écrivait Victor HUGO.
Une raffarinade diront certains, car Jean pierre Raffarin s’est illustré avec sa fameuse phrase :
« Notre route est droite mais la pente est forte ».
Pour entamer ensuite la thématique de la modernité à la manière d’un Laurent Fabius en 1984.
Il rappelle :
« Quand on sert l’intérêt général, on ne s’excuse pas de son courage. Et quand on sert l’intérêt général, l’impopularité d’un jour peut devenir l’estime du lendemain. »
Pour la symbolique, le mot rigueur est enfin lâché, la crise n’est pas finie.
« Avec une dette de 1 600 milliards d’euros, la France ne dispose pas de trésor caché pour se dispenser de ses efforts. »
Le trésor caché, voici un clin d’œil à Michel Rocard qui dans son discours de 1988 disait :
« Si une gestion rigoureuse de l'économie s'impose, c'est qu'il n'y a pas de trésor caché. Ni à gauche dans la relance. Ni à droite dans la déréglementation ».
Dans le chapitre des promesses, François Fillon dit :
« Tous ceux qui multiplient les promesses sont condamnés à les renier. Et j’invite l’opposition à méditer l’avertissement de Charles PÉGUY quand il disait : « Le triomphe de la démagogie est passager mais les ruines sont éternelles » Pour tout dire, ceux qui sèment des illusions récolteront des désillusions. »
« La gestion rigoureuse de la dépense publique, c’est la seconde condition de la croissance. Nous avons tracé, avec le programme de stabilité et la loi de Programmation des finances publiques que vous avez votée, la ligne de cet effort de redressement. Alors que le déficit atteint 7,7 % du PIB en 2010, nous reviendrons à 6 % en 2011, à 4,6 % en 2012, à 3 % en 2013 et à 2 % en 2014. Cette trajectoire vertueuse exige une mobilisation sans faille ! Une mobilisation de l'Etat, bien sûr, mais aussi une mobilisation des régimes sociaux et des collectivités territoriales. »
« Les temps changent, les générations passent, mais dans ce Palais Bourbon, une voix persiste : c’est celle de l’unité de la nation. D’une nation qui s’est progressivement organisée autour de territoires, d’une langue, d’un Etat, pour devenir ce qu’est la France d’aujourd’hui : un point ardent dans la géographie du monde. Renoncer, douter, serait se parjurer devant l’Histoire. Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui avancent des idées fausses et des fausses pistes, ces mirages désastreux que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l’endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme.
Cesser d’avancer, ce serait oublier ce que nous avons fait et ce qu’il nous reste à faire. Notre marche n'est pas finie. »
« Nous devons pouvoir regarder nos concitoyens dans les yeux, parce que nous avons été fidèles à nos engagements. Nous devons les convaincre que le courage des réformes est plus protecteur que la quiétude de l'inaction. Nous devons être plus crédibles que nos détracteurs et cela exige droiture, solidité et unité. »
"Regarder la France au fond des yeux", voici un clin d'œil à Valéry Giscard D'ESTAING qui déclara le 16 Avril 1974:
«Je voudrais regarder la France au fond des yeux, lui dire mon message et écouter le sien» .
L'envolée lyrique, vantant la France: «un point ardent dans la géographie du monde.» est proche d'une tonalité à la Dominique DE VILLEPIN.
Ainsi les Premiers Ministres passent mais les problèmes persistent
22:55 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours, politique, generale, chirac, barre, fillon, sarkozy, rocard, cresson, fabius, raffarin, villepin, juppe
08.10.2010
Quand Kouchner apprend le droit d’ingérence à ses dépens
Notre Ministre de l’ouverture a des états d’âmes. On découvre ainsi dans la dernière livraison de la presse qu’il a été humilié par les conseillers du Président.
Notre Ministre des affaires étrangères découvre qu’il est Ministre d’un domaine réservé et qu’il est là pour faire bonne figure.
Lui le chantre du droit d’ingérence, découvre à ses dépens le sens pratique de cette formule.
« On n’a jamais vu un pays pauvre s’ingérer dans les affaires d’un pays riche » disait Jean Pierre CHEVENEMENT.
Mais on a vu un certain Monsieur Louis de GUIRINGAUD, Ministre des affaires étrangères de la France allait dire aux chrétiens libanais qu’ils sont responsables de la guerre du Liban.
On a vu par son action le meilleur titulaire du Quai d’Orsay depuis Talleyrand : Michel Jobert.
Michel Jobert tient tête à Henry Kissinger et devient l’homme du « Non au grand large ».La médiocrité de la classe politique et son atlantisme viscéral amènent un jour Michel Jobert à saluer ses collègues par « Bonjour, les traitres ».
On a vu par son discours le 14 Février 2003 aux Nations Unis, Dominique De Villepin s'est fait applaudir, chose rare en cette prestigieuse assemblée.
Voyez vous les états d’âmes et l’orgueil, Monsieur Kouchner, c’est comme un mouchoir, il faut savoir le plier et le mettre dans sa poche.
A bon entendeur salut.
23:06 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, france, ingerence, droit, jobert, ministre, affaires, etrangeres, sarkozy, bayrou, villepin, guiringaud, chevenement
19.09.2010
Et si Sarkozy choisit Copé comme Premier Ministre ?
Tout le monde attend le remaniement ministériel avec impatience.
Jean François Copé a été reçu vendredi matin par Nicolas Sarkozy en tête à tête pour un rendez vous de travail.
La question qui se pose :
Et si Nicolas Sarkozy nomme Jean François Copé comme Premier Ministre ?
Certes Jean François Copé est à Sarkozy ce que Michel Rocard est à François Mitterrand.
Il ne fait pas partie des intimes et à chaque fois qu’il va lui serrer la main, il aura l’impression de prendre son pouls.
Mais en pleine crise sur les Roms, le fait de designer un Premier Ministre ayant des origines roumaines est un coup médiatique et un pied de nez à l’Europe.
Jean François Copé n’a pas d’état d’âme sur le sujet des Roms à la différence de François Fillon.
Certes il ne fait pas partie des proches mais il permettra au Président de se recentrer sur les fondamentaux.
Autre avantage pour Nicolas Sarkozy : est de se dire qu’il a osé désigner un rival comme Premier Ministre à la différence de Chirac qui n’a désigné que des intimes.
La stratégie Mitterrand est ainsi en marche……
La reconquête de l’électorat sera plus facile avec un Premier Ministre qui a un tempérament de puncheur comme Jean François Copé. JF Copé aime aller au charbon , et servir ainsi de bouclier au Président dans l’attente de 2012.
L’histoire nous dira si on a vu juste ou pas !!!!!
17:58 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, roms, cope, fillon, premier, ministre, fondamentaux, election, 2012, presidentielle
17.09.2010
Retraites : la prochaine réforme sera la bonne
En 2003 dans l’émission « 100 minutes pour convaincre », François Fillon a déclaré que sa réforme est « la seule réforme possible ».
En 2010 dans l’émission « A vous de juger », François Fillon déclare «qu’il n’y a pas de reforme définitive, et il qu’il faut en permanence adapter le système aux évolutions démographiques qui ne sont pas si faciles à prévoir, aux évolutions économiques, et aux comportements des français…….. »
Ces deux affirmations m’ont conforté dans l’idée que ma grand- mère m’a toujours inculquée :
« Avec l’âge, tu comprendras mieux ».
Je comprends qu’une réforme doit être l’occasion pour corriger les inégalités du système :
A-t-on réaffirmé solennellement que le système de répartition est au cœur du pacte social qui unit les générations ?
Sommes-nous convaincus de l’utilité de l’unification du système Privé et Public ?
A-t-on corrigé les inégalités qui consistent à calculer la retraite des fonctionnaires sur les six derniers mois et celle du privé sur les 25 meilleures années ?
A-t-on aligné le taux de cotisation de l’employeur du public sur celle du privé ?
A-t-on aligné le taux de cotisation de l’employé du public sur celle du privé ?
A-t-on accordé à l’homme comme à la femme le bénefice de majoration de trimestres pour enfants élevés en vue de la retraite….. ?
Pour info : Plusieurs cours d’appel avaient accordé des trimestres à des pères ayant élevé ses enfants, notamment celle de Paris (05 juin 2008, arrêt n° 06-841). La cour de cassation indique clairement qu’un père de famille peut bénéficier de la majoration sans devoir à apporter la preuve d’avoir élevé seul ses enfants, comme le soulignait un arrêt de cette même Cour de cassation de 2006. Bref, plus aucun obstacle ne s’oppose à la généralisation du dispositif à tous les pères ayant élevé un ou plusieurs enfant(s). D’autant que dans les motifs de l’arrêt, la Cour met aussi à mal la discrimination fondée sur le sexe de cette majoration, contraire au droit européen. Elle reprend ainsi l’avis rendu par la Haute autorité de lutte contre les discriminations, appelant à généraliser aux pères les droits familiaux en matière de retraite.
Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion pour donner plus de souplesse et de liberté aux futurs retraités :
A-t-on pris en compte la retraite à la carte avec un système de retraite par points, ou le montant augmente avec le montant de cotisation.
Ce principe aurait crée une liberté nouvelle : le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite.
Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion d’équilibrer les comptes :
L’argument fallacieux qui consiste à dire que :
L’augmentation des cotisations induirait une augmentation du coût du travail qui « mettrait en péril la compétitivité de notre économie, c'est-à-dire l'emploi ».
Avec 100 milliards de niches fiscales et sociales, nous avons le moyen de mettre le paquet non pas sur le travail aidé mais sur l’aide à la création des petites et moyennes entreprises qui sont les vraies créatrices d’emplois dans ce pays.
Mais l’augmentation des cotisations sera inéluctable.
Je comprends aussi qu’une réforme doit être l’occasion d’organiser le régime des retraites complémentaires :
A-t-on pensé à généraliser le système Prefon des fonctionnaires au secteur Privé ?
La réflexion sur les sources de retraite complémentaire y compris la mise en place facultative d’un système par capitalisation doit se faire sans démagogie, car les faits sont têtus : L’absence de fonds de pension fait perdre à la société française les fruits des ses performances puisque 45% des sociétés françaises du CAC 40 sont détenues par des fonds de pensions étrangers (Source : le Grand méchant marché de David Thesmar)
Enfin, a-t-on raison d’affirmer ici et maintenant que la vérité sur les retraites est bonne à dire.
A bon entendeur salut
00:07 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, capitalisation, repartition, fillon, sarkozy, 62, age, allongement, duree, france
08.08.2010
La stratégie Mitterrand au service de la reconquête de l'électorat
François Mitterrand a toujours prôné le rassemblement du camp de la gauche en premier, et à chaque veille d’une élection importante, il a toujours rappelé son souhait d’accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales.
La droite s’offusque, s’émeut, s’indigne et argumente sur le caractère anticonstitutionnel de cette démarche.
Nicolas Sarkozy tente de la même manière à rassembler son camp ébranlé par la dernière défaite électorale.
Le sujet de la nationalité est un sujet qui fait partie des fondamentaux…
La droite cassoulet comme la gauche caviar trouve un malin plaisir à utiliser l’étranger comme un punching ball.
Dans le cas de la droite, la strategie consiste à ramener au bercail , les électeurs égarés dans un vote en faveur du Front National.
Et pour ouvrir le bal, on nous annonce que l’opinion est favorable aux propositions de déchéance de la nationalité française.
Les medias nous distillent ainsi à dose homéopathique des messages courts, qui au milieu de discussions futiles, apparaissent comme la pierre philosophale et leurs sérieux supposés comme autant d’oracles.
Les leçons de morales plus pontifiantes les unes que les autres tentent ainsi d’anesthésier les citoyens et de leur enlever ainsi tout esprit critique.
Je suis de ceux qui pensent qu’il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme.
Un responsable socialiste m’a affirmé : « qu’on nous entend pas sur ce sujet car on a compris que le terrain est glissant, et que Sarkozy veut nous tendre un piège…….mais on n’est pas dupes, et on ne tombera pas dans le panneau ».
J’ai expliqué au même responsable que Mitterrand était pour l’abolition de la peine de mort alors que l’opinion était contre : c’est le courage politique de ne pas suivre le vent et d’affirmer des principes dignes du siècle des lumières.
D’ailleurs l’argument de citer la constitution de 1793, qui dans l’article 4 spécifie :
Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français.
L’article 5 dit :
L'exercice des Droits de citoyen se perd - Par la naturalisation en pays étranger - Par l'acceptation de fonctions ou faveurs émanées d'un gouvernement non populaire; - Par la condamnation à des peines infamantes ou afflictives, jusqu'à réhabilitation.
Et l’article 6 :
« L'exercice des Droits de citoyen est suspendu - Par l'état d'accusation; - Par un jugement de contumace, tant que le jugement n'est pas anéanti. »
La différence avec les propositions de la majorité sur la déchéance de la nationalité est que ces textes s’appliquent pour tous les citoyens sans distinction de races, ni de religions.
D’ailleurs à l’époque de la proposition d’HERAULT DE SECHELLES, le député MAZOYER, reputé Montagnard pourtant et que les mauvaises langues surnommeraient bien «ABBOYER », disait à l’époque :
« N’avilissons pas la dignité du nom “Français” en la prodiguant au hasard, en l’accordant sans examen à cette foule d’aventuriers qui n’est que la fange et la boue des nations ».
Voyez vous le complot de l’étranger se profile à l’horizon ………et le sujet n’est pas nouveau, puisqu’il nourrit les suspicions inscrites dans les affirmations montagnardes empreintes de xénophobie, mais si on ne prend pas garde deviennent de fait et de droit.
A bon entendeur salut
01:46 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : decheance, nationalite, besson, revolution, mitterrand, constitution, etranger, devenir, francais, sarkozy, front, national, gauche
24.03.2010
La droite doit faire son « aggiornamento »
Luc Ferry a raison : "La droite est à un tournant de l’histoire comme l’était la gauche en 1983".
Les thèmes qui ont fait le succès de Nicolas Sarkozy en 2007 ont été balayés par la crise mondiale
J François Copé, que des mauvaises langues qualifient d’Iznogoud, a ouvertement plaidé pour le resserrement de la majorité présidentielle sur ses "fondamentaux".
François Fillon n’a pas mis longtemps pour annoncer les priorités :
"Priorité à la croissance, l'emploi, la compétitivité, la lutte contre les déficits", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait "terminer la réforme des collectivités et faire celle des retraites".
L’abandon de la taxe carbone a l’air d’émouvoir le courant bucolique.
Ce courant proche du club de Rome qui prônait jadis la croissance zéro, n’a pas compris :
« Qu’il n'y aura plus de croissance ni d'emplois quand l'atmosphère sera comme sur Venus, complètement carbonisée. »
Je préfère l’écologie façon Allègre que Nicolas Hulot.
Je préfère un bouclier fiscal pour les petites et moyennes entreprises.
Le courant villepiniste résume l’alternative au sarkozysme :
"Plus de sérieux dans la conduite des réformes et plus de justice sociale".
Les Français sont visiblement partagés, voire un peu confus, sur les réformes. Partisans de leur ralentissement (33 %), du statuquo (28 %), et de leur accélération (27 %) font quasiment jeu égal. Et l’opinion ne se fait guère d’illusions : 55 % des Français sont sûrs que le chef de l’Etat ne tiendra pas compte du résultat des élections régionales.
Toutefois, un sondage n’a pas dû échapper à la majorité présidentielle. Il a placé Dominique De Villepin en tête des candidats de la droite plébiscités par les Français pour la présidentielle de 2012 : deux points devant Nicolas Sarkozy, ce dernier ne devançant que d’un point François Fillon.
Réagir rapidement, et résoudre la déconnexion entre l’idéologie du parti présidentiel et la réalité : cela s’appelle faire son aggiornamento
A bon entendeur salut
10:24 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copé, villepin, sarkozy, taxe, carbone, ecologie, aggiornamento
30.05.2008
La malédiction du Travaillisme à la Française
Sarkozy a conquis les français avec un slogan « Travailler plus pour gagner plus ».
Chirac était pour le « Travaillisme à la française » avant de flirter avec le Néo libéralisme pour découvrir enfin la fracture sociale.
Mais à chaque fois que la droite adopte cette stratégie pour conquérir le pouvoir. Les indicateurs économiques se détériorent.
En 1973 l’idée la plus répandue :
« Nous avons besoin de leur pétrole donc ils nous le fourniront »
Le prix du baril brut passe de 3 $ à 18$ sur le marché libre, et le prix du baril brut de référence qu’est l’Arabe léger passe de 2.32$ à 9 $
En 2008 le prix du baril dépasse les 130 $.
Le patron de Schell, M. BARRAN déclara en 1971 que c’est à la fin du siècle que :
« Les consommateurs auront la tête dans la gueule du lion ».
Sa prophétie est malheureusement d’actualité.
Négocier désormais entre les partenaires sociaux se résume à la forme que prend la réduction des avantages acquis en 1974 comme de nos jours.
En 1974 Giscard disait :
« J’entends encore l’immense rumeur du peuple français qui nous a demandé le changement. Nous ferons ce changement avec lui, pour lui, tel qu’il est dans son nombre et sa diversité »
Sarkozy aurait pu prononcer ces mêmes paroles puisqu’il prône la rupture.
Giscard, avec les éboueurs à l’heure du laitier.
Sarkozy, à l’aube sur le marché de Rungis.
Les clignotants avertissaient le gouvernement et l’opinion, à l’époque de Giscard comme aujourd’hui que quelque chose d’inquiétant était entrain de se passer et des mesures audacieuses devraient être prises.
Ce ne sont ni les serisettes (du nom du conseiller de Giscard : Jean Sérisé), ni les juppettes, et encore moins les sarkozettes qui sortiront la France du marasme dans laquelle elle se trouve.
La croyance aveugle que les lois et les décrets reformeront la France est une belle tricherie intellectuelle.
Reformer l’Etat ne signifie pas affaiblir l’Etat. « L’Etat réformé doit être fort et juste « disait Yves Cannac dans le Juste Pouvoir
Dans ce climat politique confus, le programme politique qui prône « moins d’impôts et plus d’économie » peut plaire à l’opinion un certain temps mais il se trouvera vite dans une impasse.
L’intervention de l’Etat qui tente de créer les conditions favorables à la formation des richesses par l’encouragement de l’innovation, de la formation des femmes et des hommes , par la facilité accordée aux PME de plus de 5 ans pour pouvoir s’aggrandir et gagner des parts de marché, de donner à chacun la possibilité d'entreprendre est la pierre angulaire de la politique économique.
Raymond Barre disait :
« La démocratie, dans les épreuves ne vaut et ne dure que par le respect des citoyens. Le langage de vérité est un : il ne s’accommode pas de sinuosités tacticiennes. Quand il en va autrement, le poids des désillusions accumulées peut un jour déchaîner des forces obscures et redoutables »
Pour sortir de la crise : il faut une ambition politique, économique et morale.
Il faut aussi que tous les créateurs et les porteurs de projets soient soutenus et encouragés.
En 1978, année de mon Baccalauréat, j’ai rétorqué à mon professeur de philosophie qui sentant que j’avais l’envie de créer ma société, m’a rappelé qu’il faut avoir les pieds sur terre.
Ce jour là j’ai répondu d’une manière insolante: « Avoir les pieds sur terre, cela ne signifie pas laisser la tête au même niveau. »
Le changement de cap de la politique actuelle est inévitable
François Fillon est un fusible que Sarkozy se résignera à le faire sauter, comme l’était Juppé pour Chirac.
Tout est maintenant dans la préparation psychologique de l’opinion à un homme à la bonhomie d’un Raymond Barre et à la pédagogie d’un René Monory pour entamer la deuxième phase du quinquennat avec une politique de rigueur pure sucre.
Je suis convaincu que le prochain candidat à la Présidence de la République sera le candidat de la vérité, et de l’audace
Raymond Barre n’a pas réussi face au « Microcosme Parisien ».
François Bayrou réussira avec le Mouvement Démocrate à construire un Projet qui redonnera des couleurs à la France.
20:15 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travaillisme, marasme, sarkozy, bayrou, barre, bertrand, xavier
23.06.2007
L'EUROPE AU FORCEPS
L’impasse dans lequel se trouvait l’Europe après le non néerlandais et français, devrait inciter tous les européens à faire des concessions sinon la belle idée européenne sera brisée.
Nicolas Sarkozy, Madame MERKEL , Tony Blair et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont travaillé dur pour faire accepter aux polonais ce mini traité.
Certes on ne va pas sauter au plafond mais c’est une étape vers une Europe plus démocratique et proche des préoccupations des gens.
Les parlements nationaux auront leur mot à dire sur les textes européens a un stade précoce : le principe de subsidiarité est mis au goût du jour.
Le principe de la double majorité n’entrera en vigueur qu’en 2014 avec une période transitoire jusqu’en 2017 : concession faite aux polonais.
Et comme dans la tradition européenne, la grande Bretagne a obtenu que la charte des droits fondamentaux et quelques textes ne s’appliqueront pas à elle de manière contraignante :
Vive l’Europe à 2 vitesses.
Mais l’Europe est de nouveau en ordre de marche, nous pouvons que nous réjouir
15:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, mini, traite, sarkozy, merkel, blair, forceps
28.05.2007
LES PROMESSES ELECTORALES
En France Nicolas Sarkozy continue son jogging electorale .Il a affirmé dernièrement qu'il ne veut pas être "sur un nuage", mais à force d'etre le super ministre qui s'occupe de tout , il risque d'avoir la tête dans le guidon et ne prendra pas le recul necessaire à sa fonction.
Dans la serie de la première gaffe: Le Ministre Woerth est allé vite en besogne sur la réduction des interêts des emprunts et il s'est vite rangé dans les rangs car on aurait pu assister là au premier limogeage, à la maniere de JJ Servan Schreiber dans le gouvernement Giscard D'Estaing en 1974.
Les promesses electorales de Nicolas SARKOZY sont nombreuses et dans ce bal politique: il y aura surement des cocus.
Jadis Charles PASQUA disait: "les promesses n'engagent que ceux qui les recoivent".
Dans le catalogue des mesures de Nicolas Sarkozy , la première chose c'est qu'elles sont destinées à augmenter le pouvoir d'achat des français , et presque rien pour stimuler l'offre.
Or l'Allemagne, après avoir créer la TVA sociale, reforme l'impôt sur les societés qui créera un vraie attractivité de son territoire.
En France on continue à gauche comme à droite à jouer " à plus keynesien que moi tu meurs"
L' Etat de la dette : ça sera pour plutard.
Pourtant une des mesures avancées pa Bayrou , à savoir "2 emplois sans charges" n'ont pa eu l'echo necessaire bienque la revue de l'Entreprise jugeait que c'est une des mesures qui créera le plus d'emplois.
Bayrou a été depouillé de son idée d'ouverture aux personnalités politiques de gauche mais cette idée de "2 emplois sans charges" qui aurait été bénefique à la France n'est pas retenue.
Je crois profondément que La France a besoin d'encourager la création d'entreprises, et je pense que le Prefet de Région, au delà de la gestion de l'ordre public., doit être comptable du nombre de créations d'entreprises .
J'espère de tout mon coeur que ce jour arrivera.
22:35 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, promesse, electorales, woerth, bal, bayrou



